‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 179 sur 447 · RÉPONSES DU PAPE · texte numérisé non relu

RÉPONSES DU PAPE

à aider l'Église contre P. d'Aragon, aurait reçu d'elle les mêmes favem-s que s'il avait accepté la couronne proposée à l'un de ses fils *. En revanche Martin IV se disait prêt à poursuivre le procès canonique, en cas d'acceptation, contre tous les partisans du roi d'Aragon.

« Les gens que le roi de France avait envoyés à Rome, écrivait Maurice de Craon au roi d'Angiolerre, sont revenus à Paris avec le messager du pape au parlement de la Chandeleur 'K » Leur arrivée fut suivie de la convocation d'une nouvelle assemblée chargée de procéder à une solennelle et décisive discussion des propositions de la cour de Rome.

Cette assemblée, qui tenait entre ses mains la paix ou la guerre, se réunit à Paris, le 20 février 1284; en dépit des gens sages, malgré Mathieu de Vendôme et ses amis ^ (ceux-là sans doute que Martin IV accusait d'hostilité secrète contre la croisade d'Aragon), elle allait choisir la guerre.

Cette résolution prépara les désastres qui nous restent à raconter. La hn du règne devait être malheureuse de toutes les façons. Pendant ces dernières années, de grands cataclysmes naturels désolèrent tout l'Occident : tremblements de terre, tempêtes, inondations \ « Il avint moult merveilleux signes au royaume de France ^ » Les églises du Bec et de Beauvais s'écroulèrent ; beaucoup de ponts furent enlevés au fil des rivières débordées, et il y eut d'atroces famines.

■1. Réponse : « Précise rcpelliliir, quia est etiam auditu horrenda. »

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