‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 180 sur 447 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Le 20 février, l'assemblée ouvrit ses séances ; le roi fit lire en latin, puis traduire en français les bulles du pape et l'énoncé des conditions que Martin IV attachait définitivement à la concession des royaumes d'Aragon et de Valence; il requit ensuite les barons et les prélats de le conseiller fidèlement. Ceux-ci décidèrent aussitôt qu'ils délibéreraient le 21, et qu'ils rendraient compte de leurs travaux le 23. Le 21, en effet, de très grand matin, les deux ordres s'installèrent dans deux salles séparées du palais du roi. Les avis furent d'abord partagés; mais, dans chaque section, une majorité se forma presque en même temps, après une discussion confuse, en faveur de l'acceptation. Simon de Néele, délégué par la noblesse, apprit au clergé l'opinion de son ordre; à cette nouvelle, le légal et G, du Châtelet, le notaire apostolique, sans attendre le surlendemain, firent mander à Philippe III de se rendre incontinent au palais pour entendre le conseil de ses hommes.

« Le roi arriva aussitôt, dit le procès-verbal du cardinal Cholet % avec ses deux fils, Philippe et Charles; les prélats s'étaient mêlés aux barons, et il y avait là, en outre, une grande foule. Au nom du clergé, l'archevêque de Bourges déclara le premier que, pour l'honneur de Dieu, de la sainte Eglise, du royaume de France et pour l'utilité de la foi catholique, il trouvait expédient d'agréer les offres et les conditions •du notaire apostolique. Après quoi, le sire de Néele, pour

1. ProcèS'Verbal adressé par J. Cliolet à Martin IV. Rymeh, p. 22'J, c. 2. — Cf. Rayn., XIV, 3ii7.

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