D'Arbois, op. cit., IV
3. Le texte du traité fut envoyé à la reine Aliénor d'Angleterre, qui le soumit aussitôt à son fils. Reg. Off., Exch. R. of Fr., 451/2, n» E, 17. Aliénor à Edw. V^ (31 mai) : « Très doz fi, por ce qe nous et Esmoa, voslre frère, desirons qe vous sachez Testât de ses besoignes de Ghampaigne, nous vous enveious le transcrit de l'acord qui est ordoné de cete chose. » Le traité est joint à la lettre (E, n° 18).
4. Du Chesne, Hist. généaloçj. de la maison de Guines. pr., p. 293. — Cf. Arch. y<it., JJ, XXXIV, f» 37 : « Noveritis quod cuiu propter debitorum immensilatem in qiiibus... eram obligatus sub ypolheca spécial!.. . ne finaliter me oporteat turpiter mendicare... in tante paupertatis articule... » — Arnoux vendit aussi quelques châteaux au comte d'.Vrtois, Invent, des Arch. du Pas-de-Calais, série A, p. 43, col. 1. — Cf. Beal.m., Il, 501.
La.nglois. 12
le bailli royal d'Amiens requit la délivrance et la saisine de ce comté au bailli du comte d'Artois ^, dont Arnouxde Guines était vassal, mais « li baillus d'Artois n'ot mie conseil de che faire ». Toutefois la délivrance eut lieu bientôt après, car Baudoin de Guines, lîls d'Arnoux, qui prétendit ressaisir le comté en vertu du retrait ^^r bi/rsam, \it sa demande rejetée par le Parlement, en novembre 1283 ^; et l'on compta à Pliilippe le Hardi des recettes et des dépenses de la « terre de Guines » au terme de la Toussaint 1285 ^
Philippe acquit de Régnant, comte de Gueldres, le port de Ilarfleur et tous ses biens dans le bailliage de Caux, à Montivilliers, à Étretat, à Fécamp, pour un revenu en argent égal à celui de ces domaines suivant l'estimation du bailli de Caux ^ Il acheta à Gui de Mauléon, chevalier, au prix de 1200 livres tournois et de 130 livres de rente, le château et la baronnie de Montmorillon °; à Jean et à Philippe de Nemours, leurs droits surlabaronnie de Nemours ''; les seig-neurs de Pierrefonds lui vendirent la vicomte de ce nom ^ ; Dreux d'Amiens lui céda son château d'Endureaume pour 2800 livres parisis ^ Ce n'est pas seulement dans le Midi que les officiers de la couronne accroissaient, comme nous l'avons vu, les domaines du roi; on a conservé les pièces de nombreuses transactions qui concernent l'Ile-de-France'', le Berry^*', la Normandie. Hervé de Lyons, par exemple, échangea, le 13 septembre 1281, contre des terres situées h Pont-Saint-Pierre les châtellenies de Châteauneuf et de Senonches, au diocèse de Chartres ^^ Un arrêt du