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Louis IX, mais sans mesure et sans discernement. La reine Marguerite exigea de lui, pendant sa jeunesse, la promesse de ne pas être trop prodigue, quod nulli ultra certam qiiantitatem peciinie alicui largireris ; il distribua cependant d'énormes donations à ses familiers; il ne pouvait, dit un rimeur contemporain, qui l'en loue, « trop donner du sien ». Mais, comme l'établit fort bien Beaumanoir, il y a deux sortes de largesse comme deux sortes de hardiesse, l'une sag"e, l'autre « mêlée de sotie ' »; or, il semble que la générosité de Philippe ^ n'ait été qu'une forme de l'incroyable faiblesse qui déshonorait son caractère.
Philippe III avait d'ailleurs, à un très haut degré, tous les mérites de l'homme féodal dont les derniers trouvères, à la fin du xin" siècle, affublaient les héros. Il était physiquement fort et beau comme tous les princes de sa race \ Il prouva en Afrique et pendant sa g-uerre d'Aragon qu'il était vaillant de sa personne. Adonné aux exercices violents, il aimait pas-