‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 210 sur 447 · Ilist. gén. Lang., X, pr., c · texte numérisé non relu

Ilist. gén. Lang., X, pr., c

7. Combelongue (31 mars 1272), Gallia Christiana, I, 187. — Grandselve (juillet 1279i, Gha.mp.-Figkac, Mélanges (Doc. iuôd.), IV, 306.

8. Eu 1280, pour neuf ans. B. N., lut., 9997, f" 195. Arch. Nat., J, 330, n° 8. Philippe III y renonça en 128o en faveur du comte de Foix (J, 336, n<> 20), et le procureur du monastère s'en plaignait amèrement sous le règne suivant [ibid., n" 19). « Item, dicunt illud quod per dictum rogem concessum fuisse dicilur domino comiti, videlicet quod de cetero non reciperet pariagium seu defensionem ville Appamiensis, non decuit regem concedere, cum hoc essel a se abicere jura regni. » — Cf. Hist. gén. Lang., IX, p. 3, note 6.

Orons, de Vabres '; avec les Cisterciens de Dalon, au diocèse de Limoges; avec l'abbaye de Bèzc \ Presque toutes les fondations de villes neuves étaient accompagnées de pariages^'.

Tous ces progrès de la force monarcliique s'accomplirent sans violences. Le sénéchal de Périgord ayant transgressé la légalité féodale en prenant possession d'Angoulême et en imposant aux habitants un serment de fidélité au roi, à la nouvelle de la mort du comte Hugues XII, tué en Afrique, le Parlement déclara le serment non avenu et blâma l'excès de zèle du sénéchal *. Mais dans les entreprises que le gouvernement de Philippe III fit pour imposer l'autorité des rois de France à certains pays qui relevaient de princes étrangers, comme Lyon, Montpellier et Viviers, il ne montra ni la même modération ni le même respect du droit.

Boulainvillicrs, qui a dit : « Le règne de Philippe, prince peu ambitieux d'augmenter sa puissance...., donne peu de matière aux réflexions politiques », pensait néanmoins que le fils de Louis IX usa « d'une violence un peu frauduleuse pour s'emparer de la ville de Lyon ^ ». On sait, en effet ^, que, de 1271 à 1274, il ne négligea aucune occasion d'usurper la suzeraineté de cette république impériale du Rhône. Il s'en croyait si bien le maître qu'il y établit à demeure un gardiatO)\ pour défendre les bourgeois contre l'archevêque et le chapitre "' . Le bailli de Mâcon agissait sans aucune retenue vis-à-vis de l'église archiépiscopale, s'il faut en croire une bulle du 23 mars 1279 par laquelle Nicolas III demanda

1. Bonnecombe (1280), B. N., Coll. Doat, CXXXIX, f Ho. — La Grasse (1284), Mahul, Cart. de Carcassonne, II, 295. — Mazan en Vivarais, Ilisl. gén. Lang., IV, 25. — Gimont, Arch. Nat., J, 271, u»» 13-15. — Saint-Orens, Revue d'Aquitaine, VII, 121. — Vabres, Gallia Chrisliana, I, 278.

2. Dalon, Arch. Nat., JJ, XXX», 365; K, 35, n» 3. — Bèze, B. N., Coll. Moreau, CXGIX, f° 45. Lettre de Jean de Vergi, sénéchal de BûurgO{,aie (juin 1275) : • Comme... l'abbé de Bèze fut à Paris et vousist accompagnier le roi eu une ville laquelle est appelée Lantilleux... je eusse proposé devant le bailli de Màcon aucunes raisons pour empagier que ladite compagnie ne fut faille....»

3. Voy. ci-dessus, p. 174. Cf. les pariages avec G. Bernard de la Hoche {Revue de Gascogne, XVII, 410); avec Bernard de Veteriius Campis pour ses francs alleux de Saint-Paul, Arch. Nat., i, 271, n" 15, etc.

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