CuniE Seimbres, op. cit., p. 41 o
4. Voy. le texte de cette lettre, jusque-là iaédite, ap. Hellek, op. cit., p. 15j. (Beilage G.)
ÎJ. U. de Habsbourg annula, en 1275, tous les dons de biens d'Empire. Pertz, Loges, U, 435.
à prendre sur le Temple, à Paris \ et quatre mille livres à Robert de Clermont, un autre de ses frères ^ ; mais ces libéralités étaient viagères. Il paya en 1273 les dix mille livres tournois promises en dot à sa sœur Agnès, femme du duc de Bourgogne ^ ; ilrég-la aussi les douaires de sa mère et de sa femme. Quant à ses fds, Philippe leur fit entendre des paroles élevées dans le préambule du testament par lequel il pourvut les puînés. « Nous faisons assavoir, dit-il '', que nous, désirrant que nostre enfant, après notre décès, soient en amor et en concorde et que toute manière de contenz soit ostée d'entr'eus tant comme nous le poons fere quant à ores... por ce meismes entendons nous à pourveoir à la pes et au repos de nos songiez et au bon estât de nostre reaume.... » Après avoir posé en principe que la « porvéance » qu'il donnait à ses puînés constituait tout ce qu'ils pourraient jamais réclamer de son héritage, il lég-ua à l'un, Charles, les quatre châtoUenies de Crépy, de la Ferté-Milon, de Pierrefonds et de Béthisy sous le nom de comté de Valois, avec un revenu assuré de lOOOO livres parisis *; à l'autre, Louis, fils de Marie de Brabant, le comté de Beaumont-sur-Oise, avec un revenu ég-al ^. Louis avait déjà reçu en 1282 le comté d'Évreux, Étampes, Aubigny et Gien, toujours sous clause de réversibilité à la couronne en cas d'extinction des hoirs mâles ^
Gardons-nous de croire, cependant, que la politique domaniale de Philippe III ait eu rien de systématique; n'abandonnat-il pas de gaieté de cœur, comme son père, la suzeraineté de vastes provinces (l'Ag-enais et le Venaissin)? Ne distribua-t-il pas en lief à ses favoris, à P. de la Broce et à P. de Chambli, de très beaux domaines? Mais, malgré ces scrupules et ces faiblesses, le gain matériel de la royauté fut, de 1270 à 1285, fort considérable. Un historien récent a donc eu tort de parler
1. Arch. Nat., J, 148, n» 1 ,'or. se), décembre 1277. — Cf. JJ, XXX", n° 369, et JJ, XXXIV, n» 13.
2. Arch. Nnt., P, 1378», n» 3032 (décembre 1277); J, 075, n» 3.