‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 231 sur 447 · Roman de Ham, p · texte numérisé non relu

Roman de Ham, p

3. Ph. de Beaumanoir, poète et jurisconsulte, a célébré les tournois. Voy. BouniER, /'/(. di; Beaumanoir, p. 192.

4. Roman de Ilam, p. 216. — Cf. Ilisl. LUI., XXIII, HG. 0. Kavn., 1279, § n.

de France, jusqu'au départ pour la Terre sainte. Défense si sévère que comme un gentilhomme français, nommé Jean de Prye, qui voyageait en Angleterre, s'était mêlé sur son chemin à un tournoi, Edward P*" crut devoir prier Philippe d'excuser le coupable, qui avait agi, après tout, « en bon chevalier * ». Mais on ne partit point pour la croisade; et le sire de Longue val dit au sire de Basentin, dans le Roman de Ham, ce que pensaient bien des gens de l'interdiction des joutes, qui se prolongeait ainsi sans motif apparent ^ :

Cis puans siècles riens ne vaut Honours et proesce desfaut Larguesce et courtoisie pert.

Je l'vous dis bien tout en apert Que je vaurraie que li rois Donnast congié dedans un mois D'aler as armes pleinement ; Nous séjournons trop longuement.

Ce vœu fut satisfait; un annaliste ^ rapporte, en effet, que le roi se relâcha de sa rigueur et qu'il autorisa, trois fois par an, la tenue des tournois; mais bientôt, « avec une inconstance insigne », il accorda toute licence. En 1279, quand le fils du roi de Sicile vint à Paris, (( li rois donna congié de tournoiier en son roiaume, et ses barons alèrent as armes moût cfforciément pour l'amour du prince * ». Les tournois de Greil, de Compiègne et de Senlis furent de véritables batailles s; les frères du roi y parurent; c'est là que le jeune comte de Clermont en Bcauvaisis, tige des Bourbons, reçut

\. Champ., I, 243 [Westminster, 14 octobre 1279]... « Sicut decet viilitcm... et quia idem Johannes in hoc facto ve&tram dominaciouem se verelur ofTendisse.... »

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