‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 252 sur 447 · Oli7n, II, 199. n» x · texte numérisé non relu

Oli7n, II, 199. n» x

1. Le traité de .Mclun avait stipulé que les fortilications des villes de Flandre ne seraient pas relevées. Lille ayant relevé ses fortifications fut, en 1284, frappée d'une amende de 24,000 livres parisis. (On/.. XI, 358. — Cf. Livre Roisin, p. 305, 319.)

lippe le Hardi par les villes de Flandre, quand l'expédition d'Aragon nécessita des emprunts extraordinaires : « Nous vous mandons, écrivait-il aux communautés de Bruges et d'Ypres, que vous fachiés si largement que nostre chiers sires se tiegne pour bien paiiet de vous, par quoi il apère que nous et nostre gent avons ses besongnes à cuer '. »

Il est impossible de ne pas observer que si Gui de Dampierre prouva ainsi qu'il avait à cœur les besognes de Philippe III, Philippe IV trouva en Flandre des ennemis redoutables, parce que ce roi s'écarta de la politique modérée du gouvernement précédent. Pour la même raison, le prestige de la royauté, très affaibli en Bourgogne et en Bretagne vers 1314, était au contraire très grand en 1285.

Philippe fut toujours le juge choisi par le comte de Bretagne et le duc de Bourgogne dans leurs querelles avec leurs compétiteurs, leurs voisins ou leurs vassaux. Hugues IV de Bourgogne, le 24 octobre 1272, s'était démis de sa dignité ducale en faveur de son troisième fils, Robert II -; or, Hugues IV, qui mourut peu après son abdication, avait eu dix enfants de ses deux femmes, Yolande de Dreux et Béatrix de Champagne, et Robert II se trouva en face d'une succession fort compliquée. Ses deux frères aînés, Eudes et Jean, n'étaient pas morts sans postérité ; Robert de Flandre avait épousé Yolande, fille d'Eudes ; il était comte de Nevers du chef de sa femme. Robert de France, comte de Glermont, était le mari de Béatrix, fille de Jean. Ces deux personnages contestèrent, en se réclamant des droits de leurs femmes, la possession du duché de Bourgogne à leur oncle par alliance. D'autre part, Robert II avait à régler le douaire de Béatrix, veuve de son père, et à distribuer les legs que Hugues IV, dans son testament, avait destinés à Huguenin, son dernier fils.

Philippe III était lié fort intimement avec Robert II, puisqu'il lui avait donné en mariage sa sœur Agnès de France 3; il ne souffrit pas que le nouveau duc fût dépossédé; il déclara

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