‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 268 sur 447 · Pièces justifie, n" XVIII · texte numérisé non relu

Pièces justifie, n" XVIII

9. Voy. des ordres à divers chapitres d'investir tel clerc» porteur des présentes » d'un canonicat. B. N., lat.. 9778, f» 7 v" [1" mars 1275] ; Delisle, Fragm. du reg. de Nie. de Chartres, p. 52; Coll. Moreau, CGV, f» 79 [29 sept. 1281], etc.

10. Voy. sur cette affaire Arch. Nul., J, 348, n» 8, et J, 1026, n"' 3, 4 et 4 lis. Un seul historien y a fait allusion, Maulot, Ilisl. de l'Kgl.de Reims. III, 642.

de Brie avait désigné un certain Renaut de Amia pour une prébende de Laon, devenue vacante en cour romaine ; le roi désigna de son côté Renaut de Sancto Prisco; le pape répondit par une bulle agressive ^ par laquelle il autorisa Simon de Brie à excommunier le candidat du roi, s'il essayait de s'installer. 11 est difficile de prévoir la tournure qu'auraient prise les événements si les deux candidats au canonicat de Laon n'avaient tous deux renoncé volontairement à leurs prétentions entre les mains du légat -,

Telle était la part d'influence du roi sur le recrutement des dignitaires du clergé séculier ^ Il n'avait pas moins de moyens d'action, à cet égard, sur le clergé régulier, surtout dans les abbayes qui s'étaient recommandées à lui et placées sous sa garde spéciale. Or, Philippe le Hardi mit ou maintint sous sa protection particulière plusieurs grands monastères : entre autres ceux de Moissac*, de Chelles^, de Longchamps ^, de Bernay ^ du Gard^ de Saint-Maixent ", de Savigny, du Bec, de Pontigny, de Pamiers ^°; de Saint-Vaast, sur leg terres du comte d'Artois ''; de la Madeleine, après le mariage qui assura la réunion de la Champagne à la couronne '^ — La multi-

1. « Cum... pro eo quod personis seciilaribus forsau ex privilégie sit concessa, vel eis per palientiam tolerata, canonicatus et prébende collatio non desinat. spirituale jus esse. »

2. Lettre de démission de R. de Amia (J, 1026, n° 4 bis). « Révérende pater, tempore collationis... per vos... speciali mandato S. P. mihi facte, pro firmo credebam, quanc'.o... consensi, collationem ipsatu exccllentissimo principi Philippe minime displacere. Et si dictam collationem scivissem vel credidissem régi displacere, assensum nieum nullatenus prestitissem. »

3. Ph. III avait cependant pour principe de ne pas intervenir dans les élections canoniques, quand elles étaient contestées; il le déclara un jour à Edmond d'Angleterre. Voy. Rymer, I, p. 86, c. 2 [Edmond à Edw. 1"% 1284] : « Sachez, sire, que je parlai au roi de France, et le priai en droit de la besogne de l'eslit de Bordeaux, et il répondit que il ne requiert jamais pour nul quand il sont deus esliz, mais bien coveigne l'Aposlole. »

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