‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 34 sur 447 · Arch. Nat., J, 727, n · texte numérisé non relu

Arch. Nat., J, 727, n

3. Ifj., J, 728, no Ho. — Le cliâteau de Langeais, bâti par P. de la B., existe encore; il a été mis en vente en 1886.

5. J, 728, n" 112. Chinon, mai 1272. Lettre de B., seigneur de l'Isle-Bouchart : « Sire, come vos m'avez fait semondre par Chariot, vostre sergent de Langes, que je fusse ou mois de Pasques o vos à Tholouse o chevaus et o armes par la raisson de l'omenaige don sui tenuz envervos... ». — Cf. Lettre de G. d'Auverte, sept. 1276 (J, 729, n» 190), du sire de iMailli n» 190), de R. de Prungi (n» 197).

6. J, 728, n» 109. Lettre du seign. de l'IsIe-Boucbart. « Cum misirc le rex m'et mandé que jo entrasse en fey et en bomeuage ver vos de ce que je hae

Langlois. 2

En même temps qu'il aménageait si habilement sa principauté tourangelle \ Pierre de la Broce plaçait ses fonds; il acquit à prix d'or des terres en Béarn, en Saintonge, sur le territoire anglais, des rentes considérables sur la prévôté de la Rochelle ^ sur le trésor du roi ^; en 1271, il avait déjà assez d'argent disponible pour prêter tout d'un coup plus de 1800 livres tournois à P. Michel, bourgeois de Tours et panetier du roi ■*, et pour contracter avec le chambellan Jean Sarrasin une société commerciale où plus de dix mille livres étaient engagées "\ Philippe III vidimait toutes ces transactions avec solennité ^ — C'est ainsi que le chambellan de saint Louis devint le maître authentique de richesses fort grandes, en voie de continuel accroissement : « A daerrains, monta Pieres en si grant signorie que il ot bien II. M. livrées de terres et plus de C. M. livres de muebles ^. »

Il est donc certain que Pierre de la Broce n'a pas été un conseiller désintéressé; au contraire, il se hâta de jouir, et il n'y a guère de noblesse dans la précipitation qu'il mit à assurer l'avenir en monnayant au plus tôt la confiance de son maître. D'autant qu'il ne se contenta pas de se pourvoir luimême et qu'il encombra de sa parenté les plus hautes charges du royaume. Pierre de Benais, cousin de sa femme, fut fait clerc du roi, doyen, puis évêque de Bayeux; Philippe Barbe,

à Langes... » — Cf. n" \i2. « Noverint universi quod nos G. de Prulleio, nostra spontanea voluntate, mandante domino nostro rege, fecimiis homagiiim P. de B., domino Langesii et Castellionis. » — Eu 1272, H. de Mailli refusa l'hommage, malgré l'ordre du roi, disant qu'il était vassal de la couronne. Cf. lettre au bailli de Tours (ihid., n° 116).

1. 11 serait désirable de voir publier la correspondance de P. de la Broce avec ses vassaux de Touraine; elle fournirait d'utiles renseignements sur l'administration d'un fief au xui'' siècle.

2. Voy. le détail de ces acquisitions : Jlbinal, p. 60, les cartons des rois et les documents publics par la société des Archives dp. la Saintonf/c.

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