‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 380 sur 447 · B. E. G., XLVI, p · texte numérisé non relu

B. E. G., XLVI, p

S. Méxard, Hist. de Nixmes. I, pr. p. 107 : « Injunctum est omnibus senescailis quod si officialibus domini régis, dum faciunt officia sua, fiai alitjua injuria, quod nuilus coguoscat uisi senescallus vel sui judices majores. »

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accepti servicii », aux plus modestes comme aux plus relevés des représentants de son autorité : d'une part, les sergents R. Cordelier, Jean le Cat, Simon de Rosay, Bernard le Rouge, etc. ^; de l'autre, Renaut Barbou, bailli de Rouen, Simon de Melun, sénéchal de Périgord *. Ces récompenses étaient bien placées, car les offices de bailliage furent occupés pendant ce règne par des administrateurs fort habiles, les Eustache de Beaumarchais, à Toulouse, les Philippe de Beaumanoir, à Poitiers ^; d'autres encore ont laissé le souvenir d'hommes d'action et d'hommes d'Etat; tels, Jean de Villette, Etienne ïâtcsavor, G. de Pontchcvron, qui avaient commencé leur carrière sous Louis IX; et Pierre Saymel, Oudart de Neuville -on-Hez, Gautier Bardins *, qui prolongèrent la leur sous Philippe le Bel.

A la vérité, l'armée disciplinée des fonctionnaires chargés du gouvernement local, déjà nombreuse, coûtait cher. Les subordonnés immédiats des baillis, les prévôts, n'étaient pas rétribués, puisque, comme on le sait, ils affermaient au contraire les revenus des prévôtés et achetaient leurs fonctions aux enchères publiques, sous certaines garanties de moralité. Mais les comptes des bailliages de France nous apprennent que les gages des hauts officiers s'élevaient à des sommes considérables. Robert Sans-Avoir, bailli de Mâcon, recevait 338 livres par an; le prévôt de Paris, 498 livres, de même que le bailli de Vermandois; les baillis de Sentis et d'Orléans, 320 livres, etc. % sans compter les gratifications ni les frais. Le chapitre des Expeusa, dans ces mêmes comptes, commence toujours par la mention des traitements payés aux sergents et aux forestiers de chaque circonscription ^; ces traitements varient entre quatre sous et dix deniers par jour. —

1. Hist. gcn. Lanrj., X, pr. col. 93 sqq. — Arch. Nat., JJ, XXX^, n"S 350, 413. — K, 34, n° 14.

2. Simon de Meliin reçut en 1283 le château de Montlaur. Mahul, Cartul. de Carcassonne. 11, 558. — Cf. Arch. Nat., J, 1020, u° 8.

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