AIDES DE L'OST
convocations fréquentes *; rien d'étonnant à ce que la coutume des rachats se soit, par conséquent, popularisée de 1270 à 1283, ni à ce que les amendes pour défaut de service se soient régularisées.
En 1272, un grand nombre de vassaux obéirent au ban pour l'ost de Foix et comparurent à Tours, mais beaucoup d'autres financèrent . Ainsi , l'abbaye de Saint-Maur-des- Fossés versa, à titre à\n(.xiliwn pro exercitu, une somme de 207 livres, qu'elle leva par voie de taille sur les villages de ses domaines-; en 1284, le roi lui demanda, pour l'expédition d'Aragon, 297 livres en compensation des 90 sergents, de la charrette et du cheval que le monastère devait d'après le témoignage des registres de la couronne. Tout le monde pouvait choisir entre le servicium et Id, financia ^. L'abbé de Saint-Germain, les gens de Montlhéry et les bourgeois de Brioude, par exemple, en 1277-78, aimèrent mieux acquitter une aide, comme l'abbé de Saint-Maur. Cette aide porte dans les textes les noms de <( finacio », d' « auxilium » et de « subsidium domini régis » *.
Les vassaux qui ne voulaient pas financer de bon gré y furent contraints par des amendes dont le roi, en 1274, fixa réchelle ^ Les registres du Parlement contiennent plusieurs arrêts rendus contre les réfractaires ^.
Voilà les faits; M. Gallery ^ en a déduit avec une hardiesse inexplicable que Philippe le Hardi fut « le créateur » des