‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 390 sur 447 · Voy. ci-dess., p · texte numérisé non relu

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4. B. N., Coll. Doal, L, f- 304 {'t nov. 1271). o. Ménard, Hist. de Nismes, I, pr. p. 103, c. 2.

6. Hist. gén. Lanr/., X, c. 129. Délibérations de l'Assemblée de 1275, art. 5. <i Item quod nulli fiât gratia specialis. »

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rite publique, à seule fin de percevoir des taxes en concédant à des marchands le droit de n'en tenir aucun compte. M. A. Caliery reconnaît lui-même qu'« avant l'établissement du pouvoir absolu d'imposer, ce qui guidait surtout en matière d'exportation, c'était, non une intention fiscale, mais la préoccupation de l'intérêt commercial et de la défense du royaume * ».

Aides de l.ost. — Aussi ])ien, c'est dans les <( aydes de fost » que M. Caliery trouve surtout les ressources nouvelles dont Philippe le Hardi a g-ratifié, à l'en croire, la royauté française -. Ce seraient les aides de l'ost qui formeraient la transition entre les aides féodales levées par Louis IX et les impôts publics du temps de Charles V.

La plupart des vassaux du roi étaient tenus, d'après les termes de leur contrat de Hef, de le servir à la guerre, accompagnés de leurs propres vassaux. De bonne heure, on s'était avisé de transformer cette obligation très lourde en une prestation en argent, auxiliwn e.xercitus. D'autre part, ceux qui ne s'acquittaient pas du service d'ost étaient passibles d'une amende pécuniaire. Les redevances dues pour désobéissance au ban du seigneur étaient aussi des auxilia e.rercitus, des aides de l'ost. Il faut observer que toutes les amendes, tous les rachats de service des arrière-vassaux ne parvenaient au roi que par l'intermédiaire des grands vassaux qui, souverains chez eux, les recevaient d'abord.

Ajoutons que l'aide de l'ost n'était alors ni régulière ni obligatoire, c'est-à-dire que chacun était libre, s'il était convoqué, de desservir son fîef suivant la rigueur des principes féodaux ou de payer, et que le taux des rachats variait suivant ses fiefs. « Au xiii" siècle, dit très bien M. Caliery, les redevances qui tenaient lieu du service résultaient soit d'abonnements, soit d'amendes, mais ne constituaient aucunement des taxes générales que les vassaux auraient eu le droit et le devoir de verser pour s'affranchir des obligations militaires. »

Or, sous Philippe III, il y eut de grandes guerres et des

\. A. Callkuy, op. cil., p. G5.

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