‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 398 sur 447 · Pièces justif'., a" XXVI · texte numérisé non relu

Pièces justif'., a" XXVI

7. Voy. nue bulle fort importante de Martiu IV (12 février 1284) au légat Jean Gholet sur la proccdure à suivre pour lu levée des décimes. B. N., Coll.

Langlois. 23

monastiques, comme celui de Citeaux, étaient taxés clans des assemblées spéciales; en 1284, par exemple, la taxation de Citeaux se fit à Saint-Germain des Prés, près Paris; elle fut fixée à 75 000 livres de petits tournois, en présence de trois abbés de l'ordre, du légat Jean Cliolet et du sire de Néeile K Les collecteurs ecclésiastiques et les banquiers italiens ^, entre les mains desquels les églises s'exécutaient, versaient l'argent soit aux baillis, soit directement au Temple. Le rédacteur de l'inventaire des arcliives de la Chambre des comptes note, en 1321, que les rouleaux des collecteurs étaient rangés dans l'ordre où ils avaient été présentés aux vérificateurs du Trésor ; les résumés seuls [inventaria compoiorum) étaient rangés dans l'ordre des provinces. Il note aussi que tous ces comptes étaient à revoir et que beaucoup d'argent était encore du au roi ^

En l'absence d'estimations contemporaines, il serait très imprudent d'évaluer par à peu près le produit des décimes perçues par Philippe le Hardi * ; on sait seulement que la contribution de l'ordre de Gîteaux à la décime de 1284 s'éleva à 60 700 livres de petits tournois pour les abbayes situées en France, et à 81 000 livres pour les abbayes étrangères. Il est sur, toutefois, que les contributions ecclésiastiques firent affluer au Trésor de très grosses sommes; mais Philippe III ne s'en trouva pas enrichi. Martin IV reconnut en 1283 que le roi avait prêté aux papes ou dépensé pour la Terre sainte,

Doat, XI, fo 105. Elle a été transcrile textuellement par Nicolas IV, le 7 juillet 1289 (Cf. BouTARic, Notices et extraits de docum. relatifs à Ph. le Bel). — Voy. Gerbaux, op. cit., p. 78 et suiv.

1. II. F., XXI, 331, h. Les couvents cisterciens des diocèses de Liège et de Cambrai furent taxés à part à Senlis.

2. Les banquiers du pape étaient les Thomas Spiliati de Florence. Voy. la correspondance des papes, des légjts et des collecteurs. Arch. Nat., K, 34, n» 21 ter (Beauvais, 19 mai 1276). Mandement du légat Simon aux collecteurs de Cliàlou-sur-Saône. — Quittance des collecteurs du diocèse d'Albi. B. N., Coll. Doat, XVI, f 96 (Albi, 26 février 1277). — Lettre de Nicolas III au légat, au sujet des collecteurs institués pour le royaume d'Arles {Arch. Nat., J, 698, n° 43). — Cf. aussi Ménakd, Ilist. de Nismes, I, 371.

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