‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 407 sur 447 · ADMINISTRATION FINANCIÈRE · texte numérisé non relu

ADMINISTRATION FINANCIÈRE

Comme il n'y avait pas de revenus publics, l'administration des finances n'était point très compliquée. L'administration financière no se distinguait pas encore officiellement de l'administration générale; dans les provinces, c'étaient les prévôts-fermiers et les baillis qui percevaient; au centre, c'était une section de la curia régis qui vérifiait leurs comptes *. Comme au temps des premiers Capétiens, il n'existait encore qu'un seul Trésor, placé à Paris, dans un monastère de l'ordre du Temple.

Philippe le Bel a eu une histoire financière plus compliquée, plus tragique, plus féconde en grandes innovations; mais on peut avancer qu'il est difficile d'apprécier sainement ces innovations si l'on n'est pas au courant de la politique de son prédécesseur. Avouons toutefois que le règ-ne long- et accidenté du fils de Philippe III a laissé tant de documents financiers que, à peine effleurés jusqu'à présent par la critique, ils ont fourni cependant, dès la première enquête, autant de renseignements que les documents de l'âge antérieur en fournissent peu; et que le douloureux enfantement de la fiscalité moderne date, en effet, des premières années du xiv'' siècle.

lippe III, car les documents font défaut. V. cep. un compte général des bailliages de France et des revenus de l'Échiquier, accompagné du tableau des dépenses de l'Hôtel, de la Navarre, etc., pour le terme de la Toussaint 1286. (B. N., lat., 9018, n° 25.) 1. Cf. livre IV, cli. u, m.

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