‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 428 sur 447 · Ib., n°s 30, '13, etc · texte numérisé non relu

Ib., n°s 30, '13, etc

6. Ih., nos 21, 28. — Cf. Invent, des Arch. de Narijoiine, série AA, p. 152. « Rendetz las letras. » Sous-entendu : « au porteur des présentes '>.

1. Ih., n»' 50, 164, 168, 169. Le Cartulaire de Pampelune contient quelques mandements en français.

Les mandements étaient scellés en cire jaune sur simple ou sur double queue, la double queue étant usitée pour les actes d'apparat ', la simple queue pour la correspondance courante -. Enfin, le plus souvent, les mandements étaient scellés à la façon des lettres closes '.

Mais le mode de scellement n'est pas un caractère assez important pOur qu'on puisse établir suivant ses difTérences une classification méthodique. Pour classifier, il faut s'attacher à l'adresse de la suscription ; on distingue ainsi les circulaires générales et les mandements individuels .

I. Les circulaires générales sont les lettres qui sont adressées à tous les officiers du roi, ou bien à tous les officiers et, en outre, aux grands vassaux : « Dilectis et fidelibus ducibus, comitibus, baronibus, ballivis, castellanis, prepositis, communitatibus villarum neenon et omnibus aliis in regno nostro communia officia gerentibus * ». — <; A tousseneschauz, bailgliz, prevoz, vicontes, et à tous nos autres jouticiers a qui cestes présentes letres vendront ^. »

Dans la catégorie des circulaires générales étaient naturellement comprises les ordonnances royales qui étaient envoyées à tous les grands personnages du royaume % à charge de les publier dans leurs terres. Mais, hors le cas d'ordonnance, le roi écrivait souvent à l'universalité de ses agents pour leur enjoindre de respecter ou de protéger un individu, un ordre, une communauté; ces circulaires-là étaient en quelque sorte des passeports ou des chartes de sauvegarde. Elles différaient des ordonnances, non seulement par leur objet, mais en ce que la chancellerie n'en tirait qu'un seul exemplaire; cet exemplaire était remis au bénéficiaire, qui l'exhibait au besoin en quelque lieu qu'il se trouvât '^.

1. La plupart des mandements conservés en original dans les cartons de P. de la Broce sont scellés sur double queue.

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