‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 436 sur 447 · août 1281. — Défense à tous les officiers royaux de · texte numérisé non relu

août 1281. — Défense à tous les officiers royaux de

porter atteinte au privilège accordé au chapitre du Dorât par Hugues, roi de France et d'Aquitaine, et d'exercer aucune juridiction sur les chanoines et sur leurs terres.

[Coll. dom Fonteneau, XXIV, 467.)

(*) 132. — Paris, 6 septembre 1281. — Ordre au sénéchal de Toulouse de faire restituer les dîmes que le vicomte de Lautrec, G. de Casais, chevalier, et R. Alaman, damoiseau, avoient usurpées sur l'évêque

d'Albi.

(B. N., Coll. Doat, CVII, f° 232; cf. Ilist. gén.Lcmg., V, c. 1334.)

(*) 133. — Paris, 13 février 1282. — Mandement à tous les officiers royaux de faire restituer à l'abbaye de Chelles les biens qui lui ont été enlevés pendant que, à ca:use de la vacance du siège abbatial, son temporel avait été administré par des gardes de régale (custodes qui fue-

runt ibidem).

(D. Martène, Amplissima Collectio, I, 1384.)

134. — Paris, 22 mars 1282. — Mandement au sénéchal de Périgord de ne pas molester le vicomte de Turenne ni ses gens, de ne pas les inquiéter sur la justice du port d'armes et des infractions à la paix, à l'intérieur de la vicomte de Turenne.

(JusTEL, Histoire généalog, de la jnaison de Turenne, pr. p. 65.)

(*) 135. — Lorris, 1 1 avril 1 282. — Mandement à Jean de Néelle, à Imb. de Beaujeu et à Ci. de Launay, à la requête de l'évêque de Pampclune, de faire enquête avec quatre barons de Navarre pour vérifier l'innocence de cerlaines personnes compromises dans latlaire de la Navarrerie; ordre de leur restituer leurs biens, s'il y a lieu.

(MoRKT, ybialcs de Nararra, II, 227, c. 2 [se iialla en ci Carlulario magnoj.)

(*) 135 bis. — Apud abbaciara monialium juxla Pontisarain (Maubuisson), mai 1282. — Le roi notifie au sénéchal de Beaucaire qu'il a reçu des députés de la ville de Montpellier; ordre d'arrêter les hostilités dirigées contre cette ville pendant un mois à partir de la réception des présentes pour permettre aux habitants d'informer leur suzerain, le roi de Majorque, des suites que pourrait entraîner pour eux une résistance plus prolongée ; retenir toutefois tout ce qui a déjà été saisi des biens des

citoyens de Montpellier.

[Arch. mun. de Montpellier, H, 3, n" 2.)

(*) 136. — Paris, 2o juin 1282. — Mandement aux sénéchaux de Poitou, de Périgord et aux autres officiers royaux de défendre contre toute oppression injuste l'église de Saint-Yrieix, qui est en la garde du roi.

(.MoNSNYER, s. Martini Turonensis ecclesix historia, p. 6o.)

137. — Saint-Germain-cn-Laye, 6 juillet i282. — Mandement aux officiers du roi en Normandie de proléger l'abbaye de Troarn, dont la garde appartient à la couronne.

(Cartul. de Troarn, fo 18 \°. — Ed. L. Delisle, Cartul. normcaul, n° 902.)

138. — Saint-Germain-en-Laye, 7 juillet 1282. — Mandement aux officiers du roi portant défense de molester l'ordre du Temple; le roi lui a accordé récréance de ses biens qui avaient été saisis à cause des acquêts faits par l'ordre depuis trente ans.

(Cartul. de Normandie, f" 66. — Ed. L. Delisle, Cartul. normand, n» 093.)

(*) 139. — Paris, 20 juillet 1282. — Nouvelle ordonnance sur le cours des monnaies étrangères en France; ordre au comte de Flandre de la faire observer.

{Arch. du Nord, B, 187, n" 3 (Godefroy, n" 2382) (or.). — Ed. G.ullard, Recherches sur les monnaies des comtes de Flandre, pièces justif., noVII.)

140. — Paris, 20 juillet 1282. — Nouvelle ordonnance sur le cours des

monnaies étrangères en France; ordre au sénéchal de Poitou de la faire

exécuter.

{Arch. mun. de Poitiers, G. 3, liasse 6 [or.].)

(*) 141. — ■ Nanteuil-le-Haudoin, 22 septembre 1282. Ph., etc., senesc. Gare, S. Ex parte abbatis et conventus monasterii de Candelio, Cisterciensis ordinis, Albiensis diocesis, intelleximus quod ipsi acquisierunt post tempus nostra ordinatione prefinitum iii dominio Johannis de Monteforti, militis, quedam retrofeoda pro quorum finantiis ipsi nobis in decem et octo libris tur. tenebantur ; nos autem d. abbatem et conventum de decem et octo libris tur. quittantes et tenore presentium absolventes, mandamus vobis quatinus abbatem et conventum pred. racione d. decem et octo librarum tur. pro d. financiis nunquam de cetero molestetis; mandamus etiam vobis quatenus abbatem et conventum pred. in nostra guardia speciali, ut asserunt, cxistentes, homines ipsius monasterii, res et bona eorum in suo jure manuteneatis et ab injustis violentiis et inju-

riis manifestis, prout justum fuerit, defendatis, et in suis justis posses-

sionibus tencatis, prout hactenus fieri consuevit juxta tenorem qua-

rumdam litterarum, quas super garda pred. asserunt se habere. — Act.

apud Nantolium Hodonii, die Martis ante festum beati Michaelis Archan-

ffeli, anno Domini M CC LXXXII.

(B. N., Coll. Doat, CXV, f» 138.)

142. — Paris, septembre 1282. — Mandement à tous les officiers royaux de protéger les biens du monastère de Pontigni et de respecter le privilège de Philippe-Auguste qui le dispensait de tous péages.

(Arch. nat., JJ, LXI, f» 152 v».)

(*) 143. — Choisi, 28 octobre 1282. — Mandement au bailli d'Amiens; ordre de mettre sous la main du roi deux hommes que le bailli du comte d'Artois, Tévêque et les bourgeois d'Arras se disputaient, sauf le droit de récréance ; et de citer les parties au prochain parlement.

[Arch. du Nord, B, 1S93, f» 109 [le'' Cartulaire d'Artois].)

144. — Paris, 7 décembre 1282. — Ph., etc., senesc. Pictavensi. Cum super conlencionibus que vertuntur inter fidelem et dilectum nostrum J. de Harecuria, militem, ex una parte, et abbatem Nobiliacensem, ex altéra, in curia nostra de consensu partium fuit ordinatum quod d. J. deiiberabit gentes d. abbatis, sive religiosos, sive clericos, sive laïcos, si quos tenet, et quod omnia bona mobilia d. abbatis capta per d. J. vel per mandatum suum aut ejus nomine, eo ratum habente, in manu vestra ponantur per vos reddenda d. abbati quam cito dictus abbas fecerit, quantum in ipso est, fideliter posse suum ut sentencie excommunicationum aut interdicti in d. Johannem aut allocatos suos vel terram suam promulgati ad ejusdem abbatis instanciam amoveantur per judices a quibus late fuerint pro querelis abbatis pred. ; item quod saisine posite in bonis immobilibus d. abbatis ad. J. vel allocatis suis in quibus idem abbas recognoscet ad d. justiciam pertinere, reddantur per manum d. Johannis; illa vero in quibus ipse negaverit d. J. habere justiciam recredantur per manum vestram abbati pred., vobis mandamus quatinus d. bona mobilia in manu vestra posila d. abbati reddatis cum de d. sententiis ad ejus instanciam latis amovendis vobis constiterit ipsum abbatem fecisse fideliler posse suum, scilicet judices qui eas tulerunt de ipsis sentenciis amovendis bona fide quantum ad ipsos perLinet requirendo et eos ad hoc fideliter inducendo, d. recredencias, prout dictum est, tune fieri faciatis. — Act. Parisius, die lune post feslum beati Nicholai hyemalis, anno Domini M CC LXXXII.

{Archives de la Vienne, Noaillé, n» 229, liasse 1 (or.); Coll. Fonleneau, XXII, 233; B. N., lat., S450, p. 121. — Ed. L. Delisle, Essai de restit., p. 379.)

145. — Paris, 16 janvier 1283. — Mandement aux baillis de Caen et de Rouen de mettre à exécution dans les limites de leur compétence un accord passé devant la cour entre R. Aguillon, chevalier, et J. de Marville.

(Cartulaire de Normandie, f" 65 v°. —Ed. L. Delisle, Cart. normand, n» 1012.)

APPENDICES Hi

146. — Paris, 4 février 1283. — Le roi mande aux sénéchaux de Toulouse et de Carcassonne et au viguier de Toulouse de veiller, sous les peines les plus terribles, à ce que leurs juges ne changent plus et ne violent plus, comme par le passé, ses ordonnances, les jugements de sa cour et les règlements faits par ses délégués dans le Midi.

(B. N., lat., 9187, f" 79. — Ed. Ilist. génér. de Languedoc, X, pr. c. 186.)

147. — Paris, 10 février 1282-83. — Ordre au hailli de Caen d'observer l'ordonnance de Louis IX sur les dîmes inféodées (pour l'abbaye de Belle-Etoile).

(Cart. de ^'oI'mandie, f» 64. — Ed. L. Delisle, Curlul. normand, n" 1015.)

148. — Paris, 25 mars [1283]. — Ph., etc., dilecto et fideli suo comiti Flandrie, S. et dilectionem. Datum est nobis intelligi quod respectus et scabini ville vestre Insulensis in prejudicium cleri et totius ecclesiastice libertatis prohibitionem fecerunt hominibus d. ville sub pena amissionis amicitie d. ville ne ipsi ecclesiam S. Pétri Insulensis nec capellam que est juxta aulam comitis intrare présumant, nec familiaritatem seu communionem cum canonicis, capellanis aut clericis ecclesie S. Pétri Insulensis habeant, et ne uxores ville Insulensis minus turon. albo offerant; hinc est quod vobis mandamus quatiuus si de hujusmodi prohibitione vobis constare potuerit, illam faciatis revocari, et culpabiles istius conspirationis taiiter punientes quod metus pêne illorum sit aliis in exemplum. — Dat. Parisius, die Jovis in festo Annuncialionis dominice. (Dans un vidimus du mardi après le dimanche de Laetare 1282 [v. st.].)

[Arch. du Nord, Chambre des comptes de Lille, 4^ Cartul. de Flandre, n° 141.)

149. — Paris, 26 mars 1283. — Mandement au bailU de Sens de faire payer aux hommes de Chàtillon-sur-Saône l'amende fixée par le Parlementpour avoir attaqué dans sa maison le bailli de l'évêque de Langres.

(B. N., lat. 3188, f" 13 v. — Ed. dom Plancher, Histoire de Bourgogne, II, pr. p. LUI, col. 1.)

(*) 150. — Corbeil, 14 avril 1283. — Ph., etc., carissimo consanguineo et fideli suo régi Anglie illustri vel ejus locum tenenti in comitatu Pontivi, S. et dilectionem. Mandamus vobis qualinus hoc instanti festo Ascensionis Domini nobiscum apud Lanponium intersitis cum comitiva mililum in equis et armis parati ad servicium nostrum faciendum ad quod nobis tenemini racione comitatus Pontivi pi-edicti, quanquam super hoc credamus vobis alias scripsisse. — Dat. apud Corholium,in vigilia Pasche. (B. N., Suppl. dom Grenier, vol. GCXGVII, pièce 51 [or.].)

(*) 151. — Corbeil, 19 avrd 1283. — Circulaire à toutes les autorités du royaume au sujet de l'ancienne et de la nouvelle législation sur la condition des Juifs.

(B. N., Coll. TJoat, XXXVII, f" 197. — Ed. G. Saige, les Juifs du Languedoc, p. 212.)

152. — Toulouse, 23 août 1283. — Mandement aux sénéchaux de Toulouse et de Carcassonne, au sujet des appels de la terre de Mont-

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pellier; ordre d'observer toutes les concessions que le roi fait au roi de Majorque.

[Arch. 7nun. de Montpellier, Cabinet doré, 3" liasse, n" 6; Copie incomplète. B. N., Coll. Languedoc, LXXXI, f» 103.J

(*) 153. — Toulouse, 26 août 1283. — Mandement aux baillis de Sens et de Mâcon pour faire remettre k l'évêque d'Autun tout le temporel de l'archevêobé de Lyon, pendant la vacance du siège.

(Do.M Plancher, Histoire de Bourr/ogne, I, pr. p. 70, c. 1 [d'après les archives de l'évêché d'AutunJ.)

(*) 154. — Ninics, 19 octobre 1283, — Mandement à l'abbé de Moissac, au sénéchal de Toulouse et à Et. Motel, son juge mage, de promulguer les coutumes de Toulouse, approuvées par le conseil, à l'exception de vingt articles.

[Arch. munie, de Toulouse, PN, XI (or.).; Copie : B. N., lat., 9187, f I. — Ed. Ord., XII, 325; Ad. Taudif, Coutumes de To2clouse, p. 1.)

(*) 155. — Fontainebleau, 27 janvier 1284. — Ph., etc., senesc. Petragoricensi et Caturcensi, S. Gum super estimations seu taxatione et modo taxandi bona tam consulum, majorum et divitum ville Moisiacensis quam popularium ejusdem ville, in quibus bonis debent queste seu taliie d. ville assideri cum ipsas contingit fieri, orta sit ambiguitas inter ipsos ratione clausule contente in litteris nostris eisdem concessis super modo faciendi tallias predictas que talis est : « quod de bonis que habebunt dicent plenius verilatem bona sua et valorem eorum singulariter exprimendo », nos ambiguitatem bujusmodi déclarantes, scire vos volumus quod utensilia doniorum seu necessaria ad victum tam majorum seu divitum quam popularium pred. secunduni statum cujuslibet eorumdem in bonis tailliabilibus nolumus coraputari, mandantes vobis quatenus per très meliores de majoribus seu divilibus pred. et per très raeliores de ipsis popularibus fuie dignos et in quibus partes pred. possent fidem merito adbibere, taxari per juramentum suum omnia bona illorum que consueveruiit alias lalliari, exceptis utensilibus et victualibus pred., et omnes taxationes seu estimationes pred. in scriptis redigi faciatis, illas taxationes cum bis in quibus taxatores pred. concordare non poluerint sub sigillo vestro nobis fideliter rémittentes. Premissis autem omnibus consenserunt Simon Guillelmi et Bernardus Galterii ex parte una, Giraldus Fishenderii et Pelrus de Farencbis ex altéra, procuratores parlium pred. — Act. apud Fontembliaudi, die Jovis post festum conversionis sancti Pauli, anno Domini M CC LXXXIII.

(B. N,, Coll. Doat, CXXVII, f» 81. — Cf. Laguèze Fossat, Eludes histor. sur Moissac, II, M.)

(*) 156. — Paris, 2 février 1284. — Mandement à M" G. de Trapes et à J. de Morencey de continuer l'enquête, jadis confiée à M'^ H. Gautier et à G. Roux, au sujet de l'affaire du monastère et des consuls d'Aurillac.

(B. N., Coll. Moreau, CCI, f» 174 v». [Cf. n» 87.])

157. — Paris, 30 mars 1283-84. — Mandement aux sénôchaux de Carcassoiine et de Beaucaire de permettre l'exportation du blé de leurs sénéchaussées à Montpellier, à condition qu'ils veillent à ce qu'il ne soitpas transporté de Montpellier hors du royaume.

(Germain, Histoire du commerce de Montpellier, I, 284 [orlgin. aux arch. municip.].)

(*) 158. — Paris, 20 juin 1284. — Ordre à B. Gousse, sergent du roi, de protéger l'archevêque de Bourges pendant sa tournée pastorale.

(Harduinl'S, Acta conciliorum, VU, 963. — Caluze. Misccllanea, IV, 206, 239. — Cf. Hist. Liltcr., XXI, 2.j.)

(*) 159. — Paris, 28 juin 1284. — Mandement au bailli de Vermandois de faire enquête sur la saisine de la garde de Saint-Remi de Reims et de l'envoyer à la Cour au plus tôt.

(Cartul. C du chapitre de Reims, f» 130. — Ed. Varin, Arch. adm. de Reims, I, 991.)

(*) 160. — Paris, 22 juillet 1284. — Mandement à G. de Ferrières de juger le dilFérend entre le viguier de Toulouse et Arnauld du Falgar; ordre au sénéchal de Toulouse de respecter la sentence.

[Histoire génér. de Languedoc, Vil, 230, c. 1 [d'après les arch. munie, de Toulouse].)

(*) 161. — Paris, 2o juillet 1284. — Ph., etc., senesc. Petragoricensi et Caturcensi, S. Propter maleficia que possunt comitti et per plures fuisse commissa dicuntur in portatione vindemiarum de nocte , mandaraus tibi quatinus per villas et loca tue senescallie et specialius in villa Moysiaci proclamari facias et servari, ac ex parte nostra publiée prohiber!, ne aliqui vindemias de nocte ad villam déferre présumant. — Act. Parisius, die Martis in festo beati Jacobi apostoli, anno Domini M CC LXXXIV.

[Arch. de Tarn-et-Garonne, G, 551, f» 28 \°. — Cf. Lagrèze Fossat, Etudes hist. sur Moissac, I, 197 [d'après le n° 153 de la coll. Andurandy à Moissac].)

162. — Saint-Germain-en-Laye, 11 septembre 1284. — Mandement au sénéchal de Carcassonne de rendre à Ainieri de Narbonne ses terres et ses revenus qui étaient sous la main du roi, déduction faite des sommes consacrées à garder ces terres et à payer les dépenses d'Aimeri pendant son emprisonnement.

(B. N., lat., 9996, f» 102. — Ed. Hist. gén. de Languedoc, X, pr. c. 187.)

(*)163. — Vincennes, 11 octobre 1284. — Ph., etc., dilectis et fidelibus clericis suis magistro Guidoni de Boy, Remensis, et G. Caraclini, Meldensis ecclesiarum canonicis, S. et dilectionem. Cum dilectus et fldelis noster Bertrandus, vicecomes BrunequelU, assereret coram nobis quod gens nostra terras, jura et quedam alla ad ipsum pertinentia racione castri de Brunequello sibi per curiam nostram adjudicati cum suis pertinentiis, quas terras et jura idem vicecomes asserebat esse d. caslri; assereret etiam se et antecessores suos habuisse certos homines et manssos cum eorum pertinentiis, occasione d. castri, et quedam alla acquisivisse

infra terminos foreste de Thulmone nobis adjudicate, que omnia dicebat gentem nostrani ad manura noslram cepisse in ipsius vicecomitis prejudiciuni et gravamen; gente nostra contrariura asserente et dicente quod omnia que idem vicecomes a nobis petebat seu petere intendebat erant nostra et ad nos pertinebant occasione judicati pro nobis facti super foresta et de foresta de Tliulmone cum suis pertinentiis tanquam de pertinentiis et pro pertinentiis ville nostre Montis Albani ; nos, in hoc dubio, dicto vicecomiti volentes facere gratiani specialeni, vobis mandamus quatinus, quitatis nobis primitus ab ipso vicecomite pro se, heredibus et successoribus suis, quicquid idem vicecomes a nobis petebat vel petere poterat racione judicati pro se facti de Castro Brunequelli et ejus pertinentiis, sive in hominibus et mansis antiquis in Thulmone sitis et eorum pertinentiis, pedagiis per terram et per aquam, conquestubus seu quacumque alia racione in foresta de Thulmone a rivo de Goyre et a loco vocato terra blancha a parte ville Montis Albani dicto vicecomiti assignatis, quadringentas libras tur. annui redditus cum omnimoda jurisdictione alta et bassa, valore d. jurisdictionis in d. summa annui redditus computato. Hanc autem assiziam per vos fieri volumus et mandamus extra bastidam nostram Nigre PoUicie ad utilitatem ipsius vicecomitis prope castrum Brunequelli, et magis longe a villa Montis Albani quantum poteritis bono modo. — Act. apud Vicenas, die mercurii post festum beati Dionysii, anno Domini M CC LXXXIV.

164. — Paris, novembre 128i. — Ph., par la grâce de Dieu, roi de France, a tous seneschauz, bailgliz, prevoz, vicontes et a tous nos autres jouticiers a qui cestes présentes lestres vendront, salut. — Comme les ordenances de nos monnoies faites ça en arreirs n'aient pas esté tenues ne gardées en la manière que elles avoient esté faites et ordenées par auqunes négligences de nos maîtres et de nos sergenz, nous, vôlanz les diligemment et expressément faire tenir et garder por le commun profit de notre roiaume, j'ajoutons ceste novele ordenence qui s'ensuit :

C'est asavoir que nous volons et commendons que par tout notre roiaume les prevoz, les maieurs, les cschevins et les autres gouverneurs des viles, quel que il soient, facent venir par deven eus les genz de chacun mestier par soi et les facent jurer que bien et leaument il garderont nos ordenences et ce que nous i ajoutons de novel. — Et volons et commendons que les genz de chacun mestier elissent deus preudes homes et souffissanz qui par leur sermanz se praingnent garde de chaqune quinzaine por leur mestiers que les ordenences et ce que nous i ajoutons soient tenues et gardées fermement sans nule corrupcion. Et se les diz esleuz treuvent home ne famé courpable ne rebelle en leur mestier nous volons et commendons que il les facent venir par devant la joustisse dou leu et que il soient puniz des cors et des avoirs comme de désobéissance envers leur seingneur. Et volons et commendons que se les diz esleuz en deportoient nul ne ne consentoient par don ne pour amitié ne pour

pai'entage, et il en soient atainz, que il en soient prins cors et avoirs a la volonté et a Tesgart de nous ou de nostre commandement ou dou sein.gneur en qui joutisse et en qui seingnurie il seront, pour quoi il ait en sa terre bant ne haute joutice, et que autres soient esleuz et mis en leur leus. — Et volons et commendons que es viles ou il ne aura seingnourie ne eschevinage que chacun prevot le face faire en sa prévôté. Et se il i a aucunes viles ou il n'ait habundance de mestiers ou poi de chascun mestier, que l'en le face jurer a tout le commun de la vile ensemble et que tout le commun eslissent deus preudes hommes en la manière dessus dite. — Premièrement, nous i ajoutons et commendons que l'en ne praigne ne ne meste ne ne face raarchié fors a noires monnoies en notre terre, et en la teri-e a noz barons a la leur. — El volons et commendons que les neus estellins d'Engleterre ne soient mis ne prins en tout notre roiaume que pour quatre tournois peMz chacun tant seulement, et enquore ne leur otroions nous ce cours que tant comme il nous plaira. — Et volons et commendons que les deniers de Naimur, de Breban, dou Liège, de Cambrai et de Valenciennes novellement faiz chacun pour trois parisis, ne soient prins ne mis en tout notre roiaume que pour deus deniers et mailgle de parisis, tant comme il nous plaira. — Et volons et commendons que les valenciennois a l'escbièle qui sont contrefaiz a noz gros tornois de argent, et les deniers nouvellement faiz as Eschaufours de lez Tournay soient perciez en touz les leus ou il pourront estre trovez en notre roiaume. Nous les condampnons a tous jour et comendons que li esliz desus diz les puissent percier. Et volons que ceux que l'en fera jurer aient quinze jours de respit après leur serment. — Donc nous vous mandons et commandons seur paine de voz servisses perdre a touz jours, et seur paine de cors et des avoirs demorez en notre merci que vous touz, et chacun par soi, faciez cest ajoutement aveuques noz autres ordenances, dont vous avez eu laitres, tenir et garder fermement sanz nule corrupcion en la manière dessus dite. Et le faites publier et savoir au plus tôt que vous pourroiz, et en faites avoir tancriz a touz les mestiers et au viles et au barons et au prelaz de voz senechaucies et de vos bailglies, si que nus ne s'en puisse escusser que il ne l'ait seu; et enjoingniez au barons et au prelaz que sus quenque il se pevent mesfaire envers nous que il facent nos ordenences et ce que nous i ajoutons tenir et garder fermement sanz nulle corrupcion en leur terres et en la manière desus dite. — Ce fu fait à Paris, au mois de novembre, an l'an mil et deus cenz quatre vinz et quatre.

{Arch. municip. de PoUiers, G. 4, liasse 6. — Cf. de Saulgy, Docum. monétaires, p. 14 i, c. 2.)

165. — Saint-Germain-en-Laye, dimanche, après l'Exaltation de la Sainte-Croix. — Ph., etc., senesc. Huthenensi, S. Cum datum sit nobis intelligi quod fratres predicatores infra muros Amiliavi inhabitare nitantur et jam quedam loca acquisiverint ibidem propter sua edificia facienda absque nostra licentia et assensu in nostrum prejudicium et

dampnum non modicum et ibidem fecerint cimiterium consecrari contra prohibilionem gentis nostre |et in nostrum contemptum, mandamus vobis quatinus non permittatis eisdem ibidem ediflcia construere nec inbabitare alicubi infra muros; nec oporteat mandalum nostrum super hoc itei^are. — Act. apud S. Gerraanum in Laya, dominica post feslum Exaltationis Sancte Crucis.

(B. N., Coll. Doat, CXLV, f" 52 V.)

{*) 166. — Paris, 17 décembre 1284. — Ph., etc., senesc. Ruthenensi, S. Mandamus vobis quod placet nobis quod fratres predicatores maneant et hospitentur apud Arniliavum in loco in quo sunt, quantum in nobis est, salvo tamen jure alieno, non obstante mandato contrario, si quod vobis fecerimus, prohibilionem baccuU amoventes. — Act. Parisius, die dominica post festum sancte Lucie Virginis, anno Domini M CC LXXXIV.

(B. N., Coll. Doat, CXLV, f" 53.)

(*) 167.— Toulouse, 19 avril 128o. — Ph., etc., senesc. Petragoricensi etCaturcensi, S. Mandamus vobis quatenus non impediatis aut sustineatis impediri quin abbas Montis Albani vel sui monachi possint trahere ad fo m ecclesie homines Montis Albani in casibus licitis ac a jure perniissis nec d. abbatem el conventum eumdem possessionibus suis justis et jurisdictione, quam asserunt se habere in d. villa et habuisse pacifice et quiète longo tempore citra, disaisiatis sine cause cognitione, nec ipsos super his inquietetis indebite et molestetis, sed eciam ab opressionibus indebitis, violentiis et injuriis manifestis, mediante justicia, et prout ad vos noveritis pertinere defendatis eosdem, nec faciatis eisdem aliquas indebitas novitates — Durent présentes littere quamdiu nostre placuerit voluntati. — Act. Tholose, die Jovis ante feslum sancti Georgii, anno

Domini, M CC LXXXV.

(B. N., Coll. Doat, LXXXIX, f° 130.)

(*) 168. — Narbonne, l^"" mai 1285. — Philippe, etc., au seneschal de Carcassonne, S. Nos vos mandons que per prodes homes, sages et leaux, facez savoir et enquere diligeament quel domage la gen de L. et des autres lieux et villes de votre seneschaucie, par où nostre ost est passé, ont eus en leurs bleds et en leurs autres choses par la raison de l'ost, et ce que l'on trouvera sus ce nous écrivez sans delay. Donné à Narbonne, le mardi d'avant l'Ascension.

(B. N., Coll. Languedoc, LXXXl,f« 119.)

(') 169. — Devant Perpignan, 11 mai 128o. — Ph., etc., au seneschal de Carcassonne. Nous vous mandons que vous croyez a Philippe..., châtelain d'Aguilon, et à Adam de Monlclar, cliâlelain de Pierre Pcrtusie, chevaUer, porteur de ces lettres, sus ce qu'il vous diront de par nous d'endroit le fait des ostages qu'il emmènent, et en faites ce qu'il vous diront. Donné as elberges delez Parpagnan, le vendredi avant Pentecôte.

(B. N., Coll. Languocloc, LXXXI, f« 126.)

170. — Devant Girone, 3 juillet 128o. — ^ Ordre au sénéchal de Carcassonne de permettre au comte de Foix de se servir des blés de la sénéchaussée pour l'approvisionnement de ses gens et de l'armée.

(B. N., Coll. Doat, CLXXIV, f» 204; Coll. Languedoc, LXXXI, f» 122. — Ed. Uist. rjénér. de Languedoc, X, pr. c. 186.)

171. — Paris, 16 juillet 1285. — Matheus, miseratione divina ecclesie beali Dyonisii in Francia abbas humilis, et Symon, dominus de Nigella, tenentes locum domini régis Francie, baillivo Ambianensi, S. Gum vos gardas posueritis et teneatis in bonis dilecti consanguinei et fidelis domini régis Francie comitis Atrebatensis, quod gentes dicti comitis ceperant in terra Sancti Vedasti Atrebatensis, in qua prcfatus cornes habet altam justiciam, qaemdam falsum monelarium super cujus capcionem Curia domini régis audivit procuratores abbatis et conventus sancti Vedasti Atrebatensis et gentej d. comitis; ex auctoritate et vice ipsius domini régis nobis commissa, vobis mandamus quatinus gardas pred. amoveatis indilate et eidem comiti relinquatis cognicionem d. monetarii, videlicet, utrum ille monetarius falsus ponebat vel assignabat falsam vel minus sufticienteni monetani aut falsam cudebat seu fabricabat monetam seu alias légitime constare poterit ipsum esse falsum monetarium, ita quod bec cognicio per dictum comitem, si inveniatur quod falsam cuderet aut fabricaret monetam aut alias foret falsus monetarius, eidem comiti dimittatur. Si vero falsam poneret vel allitaret monetam in terra sancti Vedasti, tune abbati et conventui predictis dimittatur. — Dat. Parisius, die lune ante festum béate Marie Magdalene, anno Domini M CG LXXXV •.

{Arcli. du Nord, B, 1593, f 2.)

172. — ■ Paris, mercredi avant le l^'' août. — Au gouverneur de Navarre, à l'occasion du voyage de Jean de Néele, comte de Pontieu, et de Imbert de Beaujeu, connétable de France; ordre de rendre compte de l'argent reçu pour les besognes de Navarre.

[Arch. de Pampelune, Cartul. II, p. 175. — Cf. traduction, ap. Moret, Anales de Navarra, II, 226, c. 2.)

173. — Paris, mercredi après Oculi... — Ordre au sénéchal de Rodez de s'informer, en compagnie de G. Romeu, archidiacre de Rodez, sur un point de la coutume féodale du pays; transmettre l'enquête au prochain parlement de la Pentecôte.

{Arch. nat., J, 1030, n° 40 (minute corrigée). — Ed. Boutaric, Actes du Parlement, I, 196, col. 2.)

174. — Gisors, le jour de Pâques. — Mandement au bailli de Caen de ne pas enfreindre l'ordonnance de Louis IX sur les dîmes inféodées (pour le chapitre de Bayeux).

(Carlul. de Normandie, f" 23 \°. — Ed. L. Delisle, Cartul. normand, n» 1048.)

175. — Paris, 29 juin... — Ph., etc., senesc. Tholosano vel ejus locum tenenti, S. Ex parte consulum Tholose datum est nobis intelligi quod

1. « Et est ce jugement registre devers la Court. » — Cf., en effet, Olim, II, 246, n» XXI.

Langlois. 27

ipsi sunt et fuerunt juxta raoderationem karissimi patrui nostri Alfonsi, quondam comitis Pictavensis et Tliolose, in possessione libertalis de non prestando pedagio in terra d. comitis de rébus et mercaturis que ad usum ville Tholose alïeruntur per terram vel aquam, item nec de rébus et bonis suis et fructibus exeuntibus in Tholosa et infra terras Tholose, curiales nostri ipsos super d. possessione inquiétant de novo et perturbant et possessione sua indebite spoliarimt; iinde mandamus quatinus, si est ita, nuUa nova pedagia imponatis nec ab eis exigatis nec indebitas sibi faciatis novitates. — Dat. Parisius, die festi beatorum apostolorura Pétri

et Pauli.

{Arch. municip. de Toulouse, LN, XXXV, 34, Layettes [minute coutemp.].)

176. — Paris, juillet... — Ordre au bailli de la reine douairière Marguerite d'observer un arrêt du Parlement sur la justice de Chaussi, rendu en faveur de l'abbaje de Saint-Wandrille.

(Cartul. de Saint-Wandrille, f" 252 r". — Ed. L. Deusle, Cartul. normand, n» 1049.)

177. — Paris, vendi'edi après la conversion de saint Paul. — Mandement au gouverneur de Navarre pour qu'il livre les meubles de l'héritage de Thibaut au comte de Champagne, si telle est la coutume en

Navarre.

[Arch. de Pampelune, Cartul. del rei D. Felipe, f» 21 v.)

178. — Paris, jeudi après la Pentecôte. — Au gouverneur de Navarre pour qu'il reçoive les comptes de Roger de Esperiis.

[Arch. de Pampelune, Carlulario II, f° 173.)

179. — S. l. n. d. — Ordre au bailli de Caen de veiller à ce que l'ordonnance de saint Louis sur les juifs ne soit plus désormais violée.

(D. Bessin, Concil. Normanniœ,p. ISO; Ord., 1,312.)

180. — Paris, s. d. — Ordre au bailli de Caen de faire observer l'ordonnance de saint Louis sur les juifs.

(Cartul. de Normandie, f» 232 v». — Ed. Brussel, Usage des fiefs, I, 599; Ord., XII, 323.)

APPENDICE II Pièces justificatives.

I. — 34 avril 1272. — Le roi promet de rembourser celui ou ceux qui prêteront au Saint-Siège une somme de 5000 marcs d'argent.

Ph., etc., universis, etc., S. — Notum facimus quod quecumque persona seu persone mutuo tradiderit seu tradiderint pro nobis sanctissimo patri in Domino Gregorio, Dei gratia Summo Pontiflci, quinque milia marcarum argenti, videlicet pro qualibet marca quinquagenta solidos tur., nos ei vel eis seu certo eorum mandato présentes litteras una euro patentibus litteris ipsius Summi Pontificis continentibus quod dictam

pecunie summain receperit seii recipi fecerit afFererenti, pecuniam ipsam tradi faciemus Parisius apud Templum infra instanteni Assumptionem béate Marie Virginis, si super hoc fuerimus reqiiisiti. — Act. apud Rupellam, in festo resurrectionis dominice, anno ejusdem M CG LXXII.

{Arch. Nat., J, 392, n» 11.)

II. — 4 mars 121 i. — Robert cV Artois institue un procureur auprès de la cour de Rome pour demander ^investiture du Venaissin.

Robertus, cornes Atlrebalensis, universis présentes litteras inspecturis S. Noverit universitas vestra quod nos facimus, constituiraus et ordinamus verum et legitimum procuratorem noslrum dilectum et fidelem clericuni nostrum magistrum Odonem de Sancto Germano, latorem presencium, ad supplicandum sanctissimo patri et domino nostro Gregorio, Summo Pontifici, ut dignetur nobis et heredibus nostris concedere tenam de Venezi, regno Francie vicinam, per obitum clare memorie domini Alfonsi, quondam comitis Pictavensis, ad dispositionem ipsius domini Surarai Pontificis devolutam, et ad petendum et recipiendum noraine nostro terram eamdem a pred. domino Suramo Pontifice et ecclesia romana sub recognitione annui census, certis statuendis ad hoc terminis persolvendi.... In cujus rei testimonium presentibus litteris sigillum nostrum duximus apponendum. — Dat. apud Conchias, anno Domini M CC LXXIII, dominica qua cantatur « Occuli mei ».

{Arch. du Pas-de-Calais. A, 22, n» 7.) i

III. — 31 juillet 1274. — Ridle de Grégoire X, qui se réseroe, pour subvenir aux frais de sa future expédition en Terre sainte, une part' de la décime concédée au concile de Lyon.

Ranulphus, permissione divina Parisiensis ecclesie minister indignus, universis présentes litteras inspecturis, s. in filio Virginis gloriose. Noverit universitas vestra quod nos litteras felicis recordationis domini Gregorii pape decimi sanas et intégras vidimus, tenorem qui sequitur continentes :

Gregorius, episcopus, servus servorum Dei, carissimo in Christo filio régi Francorum illustri, s. et apostolicam benedictionem. Ad excellenciam tuam credimus pervenisse qualiter in prima sessione concilii nuper congregati Lugduni publiée ac patenter indiximus quod si, divina gratia nostris desideriis annuente, status mundi et casuum emergentium circumstancie paterentur, intendebamus in generali passagio cum christiano exercitu transfretare, ut, quod salubriter aliis pro teri-e sancte liberacione verbo suggerimus, etiam opère predicemus. Ad hoc tamen nulio nos voto astrinximus, quia nec expedire putavimus nec deccre. Et licet aliqui contra hujusmodi nostrum propositum impedimenta satagerent allegare légitima, nonnulli eciam querentes que sua sunt pocius quani que Christi

1. Cf. Arch. du Pas-de-Calais, A, 22, n» 21. Avignon, 1" juillet 1274. Charte du comte d'Artois : u Cum nos teneremur magistro 0. de S. Germano in ducenlis liLr. par. pro servilio uobis impcuso in romana Curia, et alibi.... »

variis exquisilionibus illud in nobis variare nitantur, nos tamen id nec mutavimus nec mutare intendimus nec mutamus; sed nos, Dei beneplacito, prout nobis conc editur, interius et exterius coaptantes, ipsius ineffabilem providenciam humiliter imploravimus hactenus et continuandi supplicum precum instancia intendimus implorare ut in hoc et in aliis illud nobis concédât eligere quod sue raagis congruat voluntati. Cum itaque, si de celesti disposicione procédât ut transfretandi propositum, sicut premisiraus, prosequamur, absque magna subvencione id exequi non possimus, sicut circonspectio regalis intelligit, et dilecti filii magistri Petrus de Benais, cantor Remensis, et Nicholaus, thesaurarius Calhalaunensis, capellani nostri, tui familiares et nuntii, tibi expriment ministerio vive vocis, in hoc ita deliberavimus providendum : decimam si quidem omnium reddituuni Cisterciensium et Premonstratensium ordinum ad id nobis specialiter in regnis singulis reservamus et quantitatem que in regno tuo de predictis redditibus colligetur deponi apud novum Templum Parisius faciemus, ut, si nos transfretare contingat, subvencioni noslre proficiat. Alioquin cum alla décima in eodem regno tibi concessa in terre pred. subsidium convertatur. — Dalum Lugduni, 11° Kalendas Augusti, pontificatus nostri anno tercio.

Quod autem vidimus hoc testamur, cujusque jure salvo, et in hujus rei testimonium presentibus litteris nostrum fecimus apponi sigillum. — Datum apud sanctum Clodoaldum, anno Domini M GG LXXXl, die Jovis ante ramos palmarum.

{Arch. Nat., L. 264, u» 38.) '

IV. — Sentence prononcée 'par Philippe le Hardi entre le roi d\ingleterre et Marguerite, vicomtesse de Limoges, touchant le serment de fidélité dû par ks habitants de Limoges. (Septembre 1274.)

Pli., Dei gratia, Francorum Rex, notum facimus universis tam presentibus quam fuLuris quod, proponente coram nobis dilecta et fideli nostra Margareta, vicecomitissa Lemovicensi, nomine Marie, filie sue, vicecomitatus Lcmovicensis heredis, quod dilectus consanguineus noster, E.,illustris Rex Anglie, Dominus Hibernie et Uux Aquitanie, fldelis noster, seu gantes ejus suo nomine, contra judicium curie inclite recordationis precarissimi domini et genitoris nostri Ludovici, Francorum Régis, ac nostre, a burgensibus et hominibus castri Lemovicensis de novojuramentum receperat in ipsius vicecomitisse et pred. filie sue herodis vicecomitatus Lemovicensis prejudicium et gravamen ; ac petente per judicium curie nostre juramentum pred. penilus annullari et eidem Régi peripsum judicium penitus iuhiberi ne de cetero per se vel per alium ab ipsis burgensibus et hominibus reciperet aliquod juramentum, cum jus non haberet ipsum recipiendi, prout vicecomitissa dicebat; procuratore dicti Régis Anglie pro eodem in contrarium proponente ipsum Regem juramentum

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