‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 58 sur 447 · Boutaric, op. cit., p · texte numérisé non relu

Boutaric, op. cit., p

6. Voy. les pièces publiées par Gl-icheno.n, Uist. géncal. de la liaison de Savoie, II, 99.

7. Rcc. Off., Royal Letters, XI, n» 2171. Champ., p. 268. « Sire, nos avons Tecehu voz prières por aucune besoigne que vos bavez contre aucune personne; et saiehiez, sire, que de la besoigne de vos et des vostres nos fumes tout priez, ne a nos ne vos faut pas prier. »

par son union récente avec la reine douairière de Navarre; l'autre , fils de saint Louis , honoré à plusieurs reprises de la confiance de Philippe III, qui pleura amèrement sa mort ', était également en très bons termes avec la cour d'Angleterre \ — Tel était le parti de Marguerite de Provence, composé de grands seigneurs, comme celui de Marie de Brabant; plus grave, il avait un programme plus net qui se réduisait à deux points : hostilité contre Charles d'Anjou, amitié avec Edward. Son but n'avait rien de relevé, car il ne tendait qu'à mettre Marguerite et Alienor en possession de leur patrimoine provençal. Cela est si vrai que, quand Charles d'Anjou, rendu plus accommodant par ses désastres en Sicile, eut consenti à entrer en pourparlers avec ses belles-sœurs, les amis de la reine douairière cessèrent de le combattre ^. Pierre d'Alençon accompagna même le prince de Salcrne et le comte d'Artois dans le royaume de Naples pour combattre les Aragonais en 1283. Néanmoins, ce parti, si médiocres que fussent ses visées, avait peuplé de ses créatures les conseils de la couronne, et il convient de tenir compte de son influence pour expliquer quelques incidents, de l'histoire extérieure du règne.

Un troisième parti de cour qui, à partir de 1278, n'eut plus sur les affaires d'État qu'une action accidentelle et négligeable, était celui des valets de l'Hôtel; en possession héréditaire des charges domestiques et retranchés dans leurs fonctions privées, ces officiers ne furent pas atteints par la disgrâce de P. de la Broce. Au xni'^ siècle, les serviteurs particuliers du roi formaient une sorte de caste palatine, dont les membres se mariaient entre eux, tous associés pour l'exploitation d'une faveur commune. C'étaient les Villebéon, les Cliambli, les Machaul, les Poucin. Comme P. de la Broce, ils n'oubliaient pas de s'enrichir : les papiers de la dynastie des Le Hideus de Chambli, qui se perpétua si longtemps dans l'office de

1. II. F., XXI, 98. —Cf. « Littera domiiii régis Francoriim rogatoria pro fratre suo defunclo », 24 juin 1283, .MonlauJjan, circulaire de Philippe Jll au clergé de son royaume, ap. Champ., p. 318. — Sur P. d'Alençon, voy. L. un ïillemont,. Vin de saint Louis, Y, 2'i2.

2. Voy. ses lettres. Rer. Off., Royal Leitcrs, XI, 2074 (Champ., p. 268), etc.

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