Arck. Nat., JJ, XXX^, n
7. Ibid., P 203. Nous avons encore plusieurs actes de Jean Poucin {Aj-ch. Nat., J, 173, n"' 10-12, etc.). Imbert de Beaujeu lui céda en 1282 deux cents livres de rentes sur les renanghes de Lille que le comte de Flandre lui avoit octroyées [Ai-ch. du Nord, B, 184, n" 2).
8. Sarrasin, mort en 1273, avait tenu le premier rang après P. de la Broce; en 1271, le testament de Philippe II! l'avait adjoint au favori « pour garder les enfants du roi » {Arch. Nat.,i, 401, n» 2) et à Nicolas d'Auteuil pour examiner les comptes du royaume « propler compotos Templi et alios compotes regni nostri faciendos ». Il était riche, et prêtait de l'argent à des seigneurs tels que Robert de Nevers et de Bethune, fils du comte de Flandre. (J, 230, n" GO.)
Le palatium des Capétiens renfermait, outre les grands seigneurs et les officiers domestiques, des personnages que le prince consultait sur les affaires d'État ou qu'il déléguait à l'administration de la chose publique ' ; parmi ces clercs et ces chevaliers du roi, les uns demeuraient à la cour, les autres étaient habituellement chargés de missions diplomatiques, judiciaires ou administratives. Parmi eux étaient pris et les agents du pouvoir royal et l'escorte ordinaire du roi ^
Or, il ne semble pas que, sous le règne de Philippe III, les révolutions de palais aient entraîné des changements notables dans le personnel des conseillers de la couronne. Ce personnel de gens habiles et rompus à l'action, Philippe le Hardi l'avait reçu de Louis IX, et, bien que des influences diverses l'aient tour à tour dominé, il le garda jusqu'à sa mort.
« Cher fils, avait dit saint Louis dans ses Enseignemeîits, garde que tu aies en ta compagnie tous prud'hommes, soit religieux, soit séculiers, et aie souvent bons parlemens avec eux ^ » La Somme de frère Lorent, dédiée au roi, insiste encore sur la nécessité d'un bon entourage : (( Ne doit soufrir princes nule mauvaitié environ soi que il saiche, quar s'il a mauvaise maiennie environ soi et il n'i met conseil, c'est signe que il n'est pas prodomme, quar l'en suet dire : « A tel seignor, tele mesnie ■*. » Pénétré de ces maximes, Philippe III maintint en place, à son avènement, tous les conseillers qui avaient joui de la confiance de son père, et il se montra envers eux très docile ^ Mathieu de Vendôme, Jehan de Soisi, Pierre de Laon, dont il fit le précepteur de ses enfants '^, Gui le Bas, Pierre de Condé, Geofîroi du Temple, qui furent, à des titres divers, au premier rang des serviteurs de la royauté sous son règne, avaient connu assez intimement Louis IX pour avoir été appelés à déposer lors du procès de la canonisation du saint roi ^