Rec. Off., Roy. Letters, 1597 et 218u. Champ., p
6. Ses dépêciies sont encore conservées à Londres. Voy. Pièces justif., n» XXVII.
7. « Fuit corapater régis Ph. » II. F., XXIII, 211. — Cf. Lagri^zr-Fossat, Études sur Moissac, II, 55, et Mém. Acad. Se. Toulouse, 7« série, IV, 291.
nombreux monuments de la bienveillance que Philippe III témoigna à cet abbé * ; mais comme on trouve rarement son nom dans les actes, on est fondé à croire que, malgré sa faveur, il eut moins d'action sur la marche des événements que des collaborateurs plus humbles de l'abbé de Saint-Denis^ ces modestes « clercs du roi » qui ne nous ont souvent légué, avec le souvenir de leurs œuvres, que leurs noms, consignés soit dans les comptes de l'Hôtel royal, soit dans les instruments de leurs transactions privées. Quelques-uns de ces clercs ont rempli des fonctions si importantes qu'ils ont été, pour ainsi dire, de véritables ministres de la couronne. Ainsi, Pierre, doyen de Saint-Martin de Tours, et Henri de Vezelay % qui furent chanceliers ; Foulques de Laon et Th., évêque de Dol; Geoffroi du Temple ^ Nicolas d'Auteuil et Pierre de Condé ^, trois financiers fort habiles, tous vieux serviteurs de Louis IX; Giraut de Maumont % Thomas de Paris, qui rendirent plus tard de grands services sous Philippe IV. Tels furent aussi deux anciens officiers d'Alfonse de Poitiers, Pierre Vigier, archidiacre de Saintes, et Giles Camelin, qui, après la mort do leur maître, devinrent les agents très zélés du roi de France; car Philippe III n'hérita pas seulement des domaines de son oncle, il hérita aussi du personnel administratif que son oncle avait formé.
C'est même dans l'héritage d'Alfonse de Poitiers qu'il
1. Voy. H. F., XXIII, 217. — Ord., VIII, 442. — Arch. de Tani-et-Garon?ie, G, 5o8, n° 1 (26 nov. 1271); 592, n« 1.
2. Sur Henri de Vezelay, voy. Chéhest, Étude historique sur Vezelay, II, 151. Clerc de saint Louis, puis chapelain de Philippe III. Une bulle de Jean XXI autorise à penser que le roi l'écoutait volontiers {Pièces justif, n° VIII). — Martin lY, sur les prières de Philippe, l'autorisa, quoique borgne, à recevoir les hautes dignités de l'Église. (Martkne, A)npliss. Collect., H, c. 1290.)
3. Sur G. du Temple, voy. Collirtte, Mé>7i. du Vennandois, II, 656. — Cf. des titres (jui le concernent (1276, 1278). Arch. Nat., J, 254, n» 8; 273, n° 6; 303, n»' 31 et 34.