‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 75 sur 447 · De Sagy, op. cit., p · texte numérisé non relu

De Sagy, op. cit., p

3. M. de Westminster, Flores histor., p. 349. — Cf. Mon. Germ., XVIII, 269 (Jac. Aurie Annales).

4. Pendant ce temps, les reliques de Louis IX firent de farauds miracles en Sicile. Voy. G. de Beaulieu (H. F., XX, 24). — Philippe III avait voulu faire transporter en France le cadavre de son pi're, aussitôt a|)rès son avènement; mais il s'était ravisé, et, sur les conseils du roi de Sicile, il le transportait avec lui, « confidens quod ex meritis sancti patris Dominus e.vercitum ab info-rtuniis conservaret ».

même dans des souffrances atroces. « Le roi notre sire en a été très affligé, écrit P. do Condé \ et l'on craint beaucoup pour sa vie si la crise de douleur qu'il traverse ne s'apaise pas. » Après avoir tout disposé pour l'érection d'un monument funéraire dans la cathédrale de Cosenza % Philippe continua sa route, portant avec lui cinq cercueils, ceux de son père, du roi de Navarre, de son frère, le comte de Nevers, do sa femme et de son fils; il écrivait à l'abbé de Saint-Denis qu'il avait toujours ainsi sous les yeux les plaies saignantes de sa famille ^. Par Foggia *, Capoue, San Germano, Caperana, Ferenlino et Rome, où il passa quelques jours pour honorer les saints Apôtres, il arriva enfin, le 9 mars, à Vitorbe, où les cardinaux du parti guelfe et du parti gibelin étaient réunis depuis longtemps pour l'élection d'un pape.

A Yiterbe, Philippe III, accompagné de Charles d'Anjou, alla visiter les membres du sacré collège, leur donna le baiser de paix, et les conjura, comme il le dit lui-même dans une lettre aux régents (14 mars) °, de pourvoir promptement l'Église d'un pontife « convenable », c'est-à-dire, sans doute, favorable aux intérêts de la maison d'Anjou ^. Le séjour des croisés à Viterbe fut marqué par une tragédie émouvante : le comte Henri l'Allemand, fils de Richard de Cornouailles, assistait à la messe dans l'église Saint-Silvestre, quand Gui de Montfort, fils de Simon de Leicester et vicaire de Toscane pour le roi de Sicile, l'assassina à coups de couteau, sous prétexte qu'il avait jadis contribué à faire mourir son père, le vaincu d'Evesham ^ G. de Montfort aggrava encore ce sacrilège; comme il sortait de l'église, un de ses chevaliers lui demanda ce qu'il avait fait; il répondit qu' « il s'était vengé *. — Mais

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