‹ Le Règne de Philippe III le HardiChapitre 8 sur 447 · INTRODUCTION VII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION VII

chartes royales et de bulles qui intéressent l'histoire du règne; mais la plupart de ces actes ne concernent, suivant Texpression des continuateurs de dom Bouquet, que des « affaires monastiijues et des intérêts privés ».

Les collections des Archives sont complétées par quelques recueils de pièces originales qui en ont été probablement distraites à une époque ancienne (enquêtes, comptes, lettres); ces recueils sont à la Bibliothèque Nationale '.

Enfin, c'est à Paris qu'ont été réunis les débris des précieuses archives de la Chambre des Comptes, où tant de documents relatifs à l'administration îînancière, tant d'ordonnances, de comptes et de lettres patentes étaient déposés. Tout a été brûlé au xviii<> siècle, mais on a essayé de restituer en partie ces richesses en classant méthodiquement les expéditions qui avaient été faites d'après les originaux, avant leur destruction. Les Mémoriaux de la Chambre des Comptes ont été ainsi reconstitués autant que possible % de même que les layettes '. De plus, l'inventaire que Robert Mignon dressa, vers 1323, des archives de la Chambre confiées à sa garde, a été préservé et publié * ; on a imprimé aussi quelques comptes, sauvés par hasard, dans le recueil des Historiens de la France ^.

2° Le Trésor des Chartes, le greffe du Parlement et le dépôt de la Chambre des Comptes constituaient, par leur réunion, les archives centrales du royaume. Mais dans les provinces, au moyen âge, chaque chef-lieu de sénéchaussée avait aussi ses archives; chaque seigneur, chaque abbaye avait les siennes. Si elles existaient encore, quelles ressources n'offriraient-elles pas aux historiens? C'était là que venaient s'accumuler les pièces de la correspondance active qui s'échangeait entre le pouvoir royal et ses officiers, entre le pouvoir royal et les grands vassaux : mandements et ordonnances, privilèges, etc. Là se trouvaient réunis les documents qui auraient permis de se rendre compte des procédés de l'administration compliquée des bailliages par les baillis et des grands fiefs par les seigneurs.

i. B. N., lat., 9016 et 9018, u De administralione refïni Francie ».

2. B. N., lat., 12814 (copie ancienne du Qi/i m in c.rlis). — Arch. nat., P, 2569 et suiv. — Cf. A. DE BoisiJSLK, Piêcei- pour servir à Phist. des Pr. Présidents de la Ch. des Comptes, p. ix.

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