RvMKft, 12, 13'f, c. 1; IIJî;, c
2. M. de Westm., p. 2o4. « Ilomagia et débita servicia recepil de suis, castigans et terrcus quos ibidem reperit adversantes. »
74 PHILIPRE III
féodales. La commune de Limoges d'une part, d'autre part la vicomtesse Marguerite de Limog-es, se trouvaient en hostilité ouverte; si Louis IX, en 1262, avait recommandé à ses sergents des pays avoisinants d'observer une neutralité exacte \ la cour du roi, dès le commencement du règne de Philippe le Hardi, avait, à plusieurs reprises, donné raison à la vicomtesse ^ « Le sénéchal français, dit un annaliste local, se comportait comme la cour de son maître; quelques-uns excusaient la personne du roi, mais l'injustice n'en était pas moins flagrante. On nous haïssait à cause du roi d'Angleterre, parce que ceux qui avaient monté les esprits du roi et de ses conseillers contre nous prétendaient faussement que nous aimions mieux les Anglais ^ » — Philippe avait, à la vérité, défendu à la vicomtesse de prendre les armes'*; elle avait réuni pourtant à Châlusset des bandes qui pillaient tout, mutilaient les bestiaux, répandaient le blé et faisaient toutes sortes de méchancetés. Or, malgré tant d'excès, le Parlement rendit, à la session de la Pentecôte 1273, un arrêt par lequel il accordait la justice de la ville à la vicomtesse, « quoique les bourgeois eussent déclaré qu'ils n'étaient pas ses hommes, mais ceux du roi ^ ». Les bourgeois restèrent stupéfaits d'un tel déni de justice ^; le roi combla la mesure de leur indignation en s'interposant pour faire délivrer les soldats de la vicomtesse qui étaient prisonniers, sans s'occuper en même temps des bourgeois qui avaient été capturés par l'ennemi. Ils firent remonter la responsabilité de toutes ces iniquités à Gérant de Maumont et à Hélie, son frère, clercs du roi. Gérant, qui était « gouverneur » de la vicomte de Limoges pour Marguerite, avait été fait, le 21 juillet, « con-