CONSÉCRATION NATIONALE DE LA FRANCE AU COEUR DE JÉSUS
Qu’on pourra faire en public et en particulier, après la communion générale de la fête du Sacré-Cœur.
Divin Sauveur, qui, pour consoler les douleurs de votre Église et pour guérir les maux de la société, avez daigné nous révéler avec plus d’éclat l’immense bonté de votre Cœur ; Chef glorieux de l’armée des élus qui avez fait de ce Cœur, symbole et organe de votre amour, notre signe de ralliement et le gage de notre victoire ; ô Christ, qui aimez la France, et qui l’avez choisie malgré ses crimes pour être le foyer d’où cette dévotion bénie a rayonné sur le monde, daignez recevoir les vœux de vos serviteurs désireux de répondre à votre invitation, et de mériter pour notre malheureuse patrie la réalisation de vos miséricordieuses promesses.
Nous venons donc nous consacrer entièrement à votre divin Cœur, lui faire hommage de nos corps et de nos âmes, de tout ce que nous sommes et de ce que nous possédons* Déjà, ô Jésus, nous vous appartenons tout entiers, puisque nous n’avons rien dont nous ne soyons redevables à votre amour. Mais nous voulons désormais vous appartenir à un titre nouveau ; nous soumettre plus absolument à votre empire ; tenir plus constamment les yeux fixés sur votre Cœur pour imiter ses vertus, prendre ses désirs pour règle de notre vie privée et de notre vie publique, et faire servir toute notre influence au triomphe de ses divins intérêts. Il ne tiendra pas à nous, ô Jésus, qu’à l’avenir vous ne régniez par votre amour sur nos familles , sur UQS çitès, sur la nation entière ,
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0 Marie, douce Mère de Jésus et Reine de notre France î vous qui seule connaissez parfaitement et honorez dignement le Cœur de votre Fils, aidez-nous à mettre en pratique, avec une générosité sans borne et une constance inébranlable, la consécration que nous lui faisons en ce moment. Oflrez-nous vous-même à lui ; consacrez-lui cette France qui vous appartient depuis tant de siècles, et dont vous venez de reprendre possession par de si éclatants miracles ; et faites qu’elle redevienne, sous l’influence du Cœur de Jésus, le bras droit de l’Église et l’exécutrice des grandes œuvres du divin amour. Ainsi soit-il.
Cœurs de Jésus et de Marie, sauvez l'Église et la France !
amende honorable nationale au coeur de JÉSUS
Qu’on pourra faire le jour de la fête du Sacré-Cœur, avant la bénédiction solennelle du Saint-Sacrement.
Seigneur Jésus, qui avez tant aimé les hommes et qui en êtes si peu aimé, daignez accueillir avec bonté vos indignes serviteurs, qui viennent vous faire amende honorable pour les outrages dont votre divin Cœur est sans cesse abreuvé.
Nous sommes arrivés, ô Jésus, au terme de cette criminelle apostasie qui commençait lorsque vous avez daigné révéler au monde la dévotion à ce divin Cœur. Toutes les nations chrétiennes ont secoué le joug de votre bienfaisante royauté. Dans cette Europe qui vous doit tout, il n’est plus une seule cité où votre nom ne soit blasphémé, où votre foi ne soit combattue, où votre épouse la sainte Église ne soit outragée. Aux profanais.
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tions dont vous vous plaigniez amèrement, il y a deux siècles, se joignent partout, jusque dans votre cité sainte, des sacrilèges nouveaux, bien plus scandaleux et plus révoltants. Vos prêtres, vos religieux, vos chastes épouses sont violemment chassées des asiles où ils s’étaient réfugiés pour vous mieux servir. La capitale de votre empire terrestre est souillée par toute sorte de crimes; votre Vicaire est réduit en captivité.
Et ce sont des chrétiens, ô Jésus, qui se rendent coupables de ces horribles attentats ; ce sont des catholiques; plusieurs, hélas! sont des Français. Oui, dans cette France comblée de vos faveurs, on s’acharne à détruire complètement votre règne , à vous bannir de l’éducation, à vous arracher les âmes qui vous sont les plus chères et dont le salut est plus exposé, celles des enfants et des mourants !
O Jésus ! combien vous avez plus de sujet aujourd’hui qu’il y a deux siècles d’attendre de vos fidèles serviteurs des satisfactions proportionnées à de pareils attentats! Nous voici résolus à faire tout ce qui sera en notre pouvoir pour dédommager votre Cœur. Nous voulons réparer par un redoublement d’amour la recrudescence de la haine, les outrages dont on vous accable par des hommages plus empressés, les blasphèmes des impies par vos bénédictions et par vos louanges.
O Jésus! nous voudrions faire plus encore; et c’est de votre Cœur que nous attendons la grâce nécessaire pour réaliser ce désir : nous voudrions tous devenir vos apôtres, ramener à vos pieds les enfants ingrats qui se perdent en s’éloignant de vous ; nous voudrions leur apprendre à vous connaître; car s’ils vous connaissaient, Bonté infinie, comment pourraient-ils vous
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haïr? Nous voudrions surtout leur faire comprendre combien il est doux de vous aimer.
Mais pour que nous ayons ce pouvoir, ô bon Maître, donnez-nous de connaître nous-mêmes, et d’aimer tous les jours davantage votre divin Cœur, et de répondre, par une reconnaissance et une générosité toujours croissant tes, aux bienfaits sans cesse renouvelés de son amour. Ainsi soit-il.
Tel était l’appel du R. P. Ramière en 1873 *.
Or, nos lecteurs n’ignorent pas quels ont été depuis ce jour les immenses travaux et aussi les merveilleux succès du R. P. Ramière et de V Apostolat de la Prière pour promouvoir, en tout pays, la Consécration universelle de l’Église, des Paroisses, des Diocèses, des Missions étrangères, des Instituts religieux, des Familles, des Enfants, des Communes, etc. Nous ne pouvons ici reproduire les pages innombrables que les Messagers du Cœur de Jésus et de Marie ont écrites sur ces question. Mais il est pourtant deux espèces de Consécrations sociales que nous tenons à signaler, avant de mettre fin à ce chapitre.