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Quant aux cliniciens ils s’intéressèrent surtout à décrire les divers types d’albuminurie rencontrés chez les diabétiques, à en étudier avec l’école lyonnaise surtout, la signification et le pronostic, mais le fonctionnement rénal proprement dit ne fut guère étudié à cette époque, faute de méthodes appropriées.
La découverte de l'insuline vint après la guerre redonner au rein un renouveau d'actualité.
Modifiant du tout au tout le pronostic et la longueur d'évolution des diabètes consomptifs, guérissant de nombreux comas diabétiques, elle permit l'observation prolongée des diabétiques graves et, peut-être à cause de cela, sembla multiplier les complications rénales.
Nombreuses furent les publications signalant une défectuosité du fonctionnement rénal, en particulier au cours du coma diabétique et pouvant amener la mort en dépit de l’insulinothérapie. ;
Et les auteurs étrangers, scandinaves en particulier, décrivirent une forme rénale du coma diabétique, de diagnostic difficile, où le rein lésé par les corps cétoniques et ne pouvant en assurer l’excrétion venait jouer un rôle prépondérant dans la genèse même du coma diabétique.
En France, MM. Labbé et Boulin étudièrent longuement les divers cas publiés et tentèrent d’en tirer des conclusions pratiques.
D’autres auteurs enfin, avec Ambard et surtout Chabanier, voulurent redonner au rein la place prépondérante dans la physiopathologie du diabète, mais leurs conclusions furent discutées par la majorité des auteurs qui semblent s'être ralliés sur ce sujet à l’opinion de M. le professeur Rathery, ramenant ce rôle à des proportions bien plus modestes.
Sans vouloir, dans cette courte étude, passer en revue tous les problèmes si variés qu’a suscité la question du rein dans le diabète sucré, il nous a paru intéressant d’apporter une contribution à la question par l’étude anatomo-clinique d’un certain nombre de diabétiques que nous avons pu observer dans le service de M. le professeur Rathery.
Qu'il nous soit permis à cette occasion de remercier notre
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maître, qui nous inspira le sujet de cette thèse, de nous avoir permis de la mener à bien, non seulement en nous ouvrant largement son laboratoire et son service pendant et après l’année d’internat que nous avons passée près de lui, mais en nous éclairant constamment de ses lumières anatomo-pathologiques et de son expérience clinique.
Nous ne saurions jamais assez dire, combien nous lui devons de reconnaissance.
Qu'il nous soit permis également de remercier ici le personnel du service et du laboratoire de M. le professeur Rathery, qui s’ingénia à nous faciliter notre tâche avec un dévouement qui n’a d’égal que sa compétence.