INTRODUCTION
Le rein des diabétiques a depuis longtemps attiré l’attention des médecins et suscité de nombreux travaux, tant des anatomistes que des physiologistes et des cliniciens.
La polyurie et la glycosurie étant les symptômes les plus apparents de cette affection, il est bien naturel que les anciens auteurs comme Rayer et Valleix l’aient classée parmi les maladies des reins et que Dupuytren ait affirmé en 1806 que le «siège du diabète paraît bien être dans les reins et non dans le canal intestinal ».
Par la suite le rein, déchu du rôle de premier plan, n’en suscita pas moins des études intéressantes.
C’est dans l’étude anatomique des reins de diabétiques qu’on tenta d’abord de mettre en évidence la fréquence des altérations de cet organe et à la fin du siècle dernier, successivement Armanni, Ehrlich, Ebstein, Straus décrivirent, précisèrent et expliquèrent l’origine d’altérations se présentant à eux comme spécifiques et constituant une véritable signature anatomique du diabète sucré.
Les expérimentateurs entrèrent alors en lice et étudièrent les lésions produites sur les reins par les glycosuries expérimentales. C’est ce que réalisèrent à l’étranger Fichera puis Gierke alors qu’en France, Lamy, Rathery et Mayer obtenaient également des lésions par les diverses polyuries provoquées, et n’en obtenaient que peu par les injections de corps cétoniques.