‹ Le Rein Des DiabétiquesChapitre 78 sur 103 · HET · texte numérisé non relu

HET

Ogs. V. — M. Bou... 41 ans.

Architecte. Entré le 18 mars, salle Vulpian, n°5.

Malade entré à l'hôpital le 18 mars en plein coma diabétique. Diabète découvert en 1928, grosse asthénie, amaigrissement. Petit diabète de 18 grammes par litre, sans acétone, sans albumine. Tension artérielle, 9-6. Suit pendant des années un régime équilibré avec 200 grammes de pommes de terre.

L'année dernière on commence l'insuline à 40 unités.

Puis en décembre 1935, on fait 100 unités d'insuline par jour.

Polyurie (5 à 6 litres), 40 grammes de sucre par litre.

Le 17 mars. Le malade tombe dans le coma : odeur acétonique de l’haleine, respiration de Kussmaul, 32 à la minute, hypotonie des globes oculaires, peau sèche, pouls, 120 ; tension artérielle, 13-7.

Réflexes rotuliens et Achilléens abolis.

A son entrée l’examen du sang donne :

Glycémie, 5,01 ; réserve alcaline, 7,9 ; urée, 0,45 ;

Azote résiduel, 0,37 ; cl. plasmatique, 3,25 ; cl. globulaire, 1,53 ;

Acétone sanguin, 0 gr. 384 ;

Acide $-oxybutyrique, 0 gr. 770.

Urines : Albumine, cylindres granuleux très nets.

Sucre : 26 gr. 53 par litre; chlorures, 0,23 ; Gerhardt, 1 gr. 39 d’acétone ; Denigès, 6 gr. 45 d’acide $-oxybutyrique.

On fait 300 unités d'insuline en 3 heures.

A ce moment, meilleur état ; le malade sort légèrement du coma, lesréflexesréapparaissent, mais la tension artérielle est basse à 61 /2-4.

A 15 h. 30, glycémie, 4,85 ; réserve alcaline, 19,9. On arrête l'insuline pendant 1 h. 1 /2.

On donne XV gouttes de digitaline.

La tension remonte un peu à 9-7.

À 17 h. 30, glycémie, 4,85 ; R. A., 29.

Urines : sucre, 20 gr. 32.

Gerhardt, 0,19 d’acétone.

Denigès, 0,66 d’acide 8-oxybutyrique.

On redonne 50 unités d'insuline.

La tension baisse un peu à 8-5 1 /2.

On donne 100 unités en 4 heures, plus XL gouttes de curamine, Le coma s’atténue beaucoup.

À 21 h. 30, glycémie, 4,10 ; R. AÀ., 42 ; urée, 0, 70. Urines : 37 gr. 14 de sucre.

0,11 d’acétone.

0,57 d’acide $-oxybutyrique.

Le Gerhardt est devenu négatif.

Lan on fs AR

A 22 h. 30, 40 unités d'insuline.

Sucre, 41 gr. 93 par litre, pas d’acétone ni d'acide f-oxybntyrique,

Albumine et cylindres.

Gerhardt négatif.

Denigès légèrement positif.

On fait 120 unités d'insuline dans la nuit.

Le 19 mars 1936. — À 9 h. 30 du matin, le malade est parfaitement conscient, en excellent état. La tension est restée basse à 9-7,

Le sang contient :

CIVCE TOR EEE es 4 1,26 Réserve alCaNnet enr 0, 48 ÉROCR RE En 0:57

Les urines contiennent des traces de sucre, 0 gr. 16 au litre, pas d’acétone ni d’acide £-oxybutyrique. L’albuminurie a disparu. On donne XV gouttes de digitaline et 30 unités d’insuline. AG AM GIVE e Le. vs fs 1,00 NRC RE FAO RE en EU AERI A)

Urines : Sucre + Gerhardt et Denigès négatif.

Albumine, 0.

Le 22 mars. Sorti complètement de la période de coma.

PINCE REA Te cn ce Tee JU OUT. LI:

RÉÉRE ER Er SC LU ie SC EEE 0,30 Constantesd'Ambard- 2.22. 1200,076 PEN RS ee 2... 00-100

Urines : Sucre + Gerhardt et Denigès.— Albumine — Pas de cylindres.

Le fonctionnement normal est donc revenu entièrement normal.

O8s. VI. — Me Le B..., âgée de 65 ans.

Entrée le 8 juillet 1934 à l'hôpital.

Salle Duchenne, lit n° 10.

La malade âgée de 65 ans entre dans le service le 8 juillet, dans un état sub-comateux.

Cette malade est une diabétique ancienne, soignée depuis 10 ans dans le service. Ces derniers temps elle suivait un régime approxi-

matif, car elle ne pesait pas ses aliments : elle devait prendre 200 grammes de pomme de terre et pas de pain. Elle recevait des piqûres d'insuline, 1 /2 centimètre cube le matin. 1 centimètre cube le soir. Un examen de sang fait en 1934 montra :

Glycémie, 4,65.

Urée, 0,65.

Le vendredi 6 juillet, la malade fatiguée, anorexique, ne pouvait plus avaler ses pommes de terre sans boire, elle avait la bouche sèche. 2

Progressivement son état s’est aggravé, et elle ne se souvient plus actuellement du début de son état comateux.

A son entrée : coma léger dont on la tire facilement.

La malade est en résolution musculaire complète. Hypotonie des globes oculaires peu marquée.

Dyspnée assez marquée, avec type de Kussmaul.

Réflexes tendineux normaux.

Vu son arrivée tardive aucun examen de sang n’est pratiqué à son entrée.

On fait 120 unités d’insuline.

Le 9 juillet. L'état s’est sensiblement amélioré.

Glycémie Sn RUN ER ER Re or 07 RAS PE Te EE re Le EURE 2 Ürée SAnQUINE Re RL TN ET 00 Clplasmatique ren eee 0 1 CLHlobulaire EN Re R RNNReER 1, 99 Urines = GIUCOSE PR EE Re Fe] Acétone . . . On TE EC) AS, Acide 6-oxyb atyrique RE LE ane DZ À Albumine. . . . NS ee RE D Chlorures 700 NN SR GT OI DAMES Fe nee S0OT O0DAr2ÆhNeureS:

On fait 210 unités d'insuline dans les 24 heures.

10 juillet. — Dans la matinée la malade est fatiguée mais répond sans difficulté aux questions. Pas d’agitation, pas de tremblement. Dans les urines : Sucre + Gerhardt — Denigès — On fait une prise de sang pour glycémie, mais on n’en a le résultat que vers 15 heures : 0,42.

L'urée sanguine est à 1 gr. 50.

À 11 heures. Injection de 40 unités d'insuline + 10 grammes de sucre,

a UC LP T

À 14 heures, la malade éprouve une sensation de malaise, puis perte de connaissance subite.

À ce moment, l’examen met en évidence une flaxidité complète des membres, peut-être plus marquée à droite (Raimiste).

Paralysie faciale gauche avec atteinte du faciale supérieur. L’œil est largement ouvert, la paupière supérieure conserve la. position qu'on lui imprime, elle est mobile en synergie avec le côté opposé. Anesthésie cornéenne très marquée à gauche, beaucoup moins à droite.

Pas d’hypotonie des globes oculaires.

Anesthésie superficielle des membres totale.

Réflexes tendineux normaux à tous les membres.

Le réflexe cutané plantaire est indifférent.

Pas de troubles sphinctériens sinon qu'il faut sonder la malade pour avoir des urines.

Pas de raideur de la nuque ni de signe de Kernig.

Pas de respiration de Kussmaul, la respiration est légèrement stertoreuse.

Cœur normal : pouls, 90 ; T. A., 12-7 (Vaquez).

Les urines ramenées par sondage contiennent du sucre.

Réaction Gerhardt et Denigès négatives.

À aucun moment la malade n’a présenté de convulsions, de secousses musculaires ni de sueurs. On pense à ce moment-là à un coma par hémorragie cérébrale, mais le résultat de la glycémie du matin fait penser à la possibilité d’une hypoglycémie. D'ailleurs l’administration du sérum glucosé rectal, prescrite au début des accidents, avait amené une diminution du coma ; la malade sortait de sa torpeur quand on l’interrogeait.

A 16 heures, on fait une prise de sang pour glycémie, 0,46.

Dans les urines, ni sucre, ni corps acétoniques.

On injecte par la voie intra-veineuse 500 centimètres cubes de sérum glucosé isotonique ; au cours de l'injection la malade sort de son coma.

Pas d'accident jusqu’au lendemain matin.

Le 11 juillet. La malade est consciente.

On fait une glycémie à 10 heures, 6 gr. 29.

Une azotémie à 10 heures, 1 gr. 40

Les urines prélevées avant la glycémie contiennent du sucre et pas de corps acétoniques. Les urines prélevées 3 /4 d'heure après la prise de sang (après avoir vidé la vessie), contiennent du sucre et des corps acétoniques.

L'examen général montre quelques reliquats de paralysie faciale : asymétrie légère à la mimique.

L’anesthésie cornéenne persiste légèrement.

Les réflexes tendineux sont faibles mais existent. Pas de signe de Babinski.

Le pouls est bien frappé, un peu rapide, 104. T. A., 9 1/2-6.

Urines : Sucre + (29 grammes).

Acétone, 0,15.

Acide $-oxybutyrique, 0, 58.

Chlorures, 0,66.

Le 12 juillet. La malade a présenté à 21 heures un petit malaise ; à ce moment l’examen des urines ne montrait ni sucre, ni corps acétoniques.

Pouls, 100. On donne 40 grammes de sucre et tout rentre dans l’ordre.

Une prise de sang montre :

GIVCEMIC MEME RIRE TERRES 3 gr. 20 Réserve AlcANNe PRE NE Do.

UTÉCA NE ES ONE ES 1,22 CÉDÉROM 3,48 CESGIODA LS PERS ET I EENET Se 170% Le 13 juillet. T. À., 10 1 /2-6 ; pouls, 92.

CV CÉMIE Pr EN EEE 2 gr. 74 LITÉCT EN TE PAPE ER Re 0,79 GISCOSUTIC RS EN A REC 12,50 IN ACTA EST RE TRE NE ER 0,23 Excellent état.

Le Dao GIVEN CREER 3,60 LITÉC A PET Er NE TE 0,55 En octobre 1935. La malade est revue GiycémIe Er ER EEE nou 3,80 UTÉCRERR ES MR re ES 0,62 GINcosurie ses RER eee 0,50

Pas d’albuminurie.

Os. VII. — Mie Bon.…., 16 ans.

Entrée le 11 janvier 1931.

Salle Sainte-Anne, lit n° 4.

La malade diabétique, traitée à la consultation depuis le 6 août 1928, a cessé de venir au traitement depuis le 16 janvier 1929.

Il semble que depuis ce moment jusqu’à il y a 4 ou 5 jours elle se soit bien portée ou en tout cas n’ait pas eu d'accident grave.

A ce moment, elle se sent fatiguée, asthénique, mal à l’aise, dans la journée d’hier, son état se serait subitement aggravé, et aurait nécessité son entrée à l'hôpital. On lui donne alors 60 grammes de sucre, 6 centimètres cubes et demi d'insuline, un goutte à goutte glucosé, 1 gramme de teinture de digitale. Actuellement la malade est en état de coma, prostrée, couchée sur le dos, membres inertes, répondant cependant aux questions. La respiration est un peu rapide, 28; mais ne présente pas de rythme de Kussmaul.Le pouls est rapide, 120, un peu tendu, pas de mydriase, pas d’hypotonie du globe oculaire, il y aurait une odeur acétonique de l’haleine.

La T. A., 12-6 (Vaquez).

Réflexes rotuliens normaux.

Achilléens, vifs.

Pupillaires, normaux.

SEUL SARL COTE RE AT ET Dh ue 9500 EPS EE PE RE. Le 28 LTÉE RE RE mn ete (). 75 Urines : Alb., 0 S. + D. + G. + |

Pas d’albumine.

Sort du coma rapidement sous l'influence de {440 unités d’insuline.

Entre de nouveau le 16 octobre 1933 pour coma à l’occasion d’un abcès de la marge de l’anus.

Odeur acétonique de l’haleine.

Respiration de Kussmaul.

Hypotonie des globes oculaires.

Tension artérielle, 12-7.

Glycémie, 3,47.

RSA; 12:

Urée, 0,40.

Urines : Sucre +

Acétone +

Acide &-oxybutyrique. +

Pas d’albumine.

Malade sort rapidement du coma.

A recu 960 unités d'insuline en 24 heures.

Revue deux ans après. Urée, 0 gr. 30.

Sucre urinaire, 0.

LS à 7 Ogs. VIII. — Mie De, 17 ans.

Entre dans le service le 21 avril 1933 à 16 h. 30 avec le diagnostic de coma diabétique.

Diabète découvert en juin 1932.

Aucun régime n’a été suivi (la malade se contentait de ne pas manger de bonbons).

Il y a un mois, la malade se sentant plus fatiguée consulte le Dr S..., qui constate la présence de corps ro dans les urines et prescrit un traitement insulinique.

Après une seule injection, la malade cesse ce tot et se met entre les mains d’un autre médecin qui lui promet de la guérir «sans piqûres ». L'état général de la malade continue à décliner (amaigrissement de 7 kilogrammes), mais elle peut néanmoins continuer son travail jusqu’à il y a trois jours.

A ce moment, elle doit arrêter son travail et tombe dans le coma en quelques heures. Les parents de la malade se décident seulement hier à revoir le Dr S... qui diagnostique un coma diabétique, fait 40 unités d'insuline, dont 10 intra-veineuses le 20 au soir et en refait 40 dans les mêmes conditions le 21 à midi. La malade est ensuite envoyée dans le service où elle arrive à 16 h. 30.

Ces divers renseignements sont donnés par le Dr G.., beaufrère de la malade, et qui ne peut fournir d’autres détails sur le passé pathologique.

A l'examen. — Malade pâle en résolution musculaire complète, dans un coma incomplet, car de fortes excitations permettent de l'en tirer. La malade répond simplement par oui ou non aux questions qu’on essaye de lui poser.

Odeur acétonique de l’haleine.

Langue sèche.

Respiration à type de Kussmaul légèrement accélérée à 32 à la minute ; déshydratation marquée (globes oculaires dépressibles).

La malade tousse et crache (expectoration muco-purulente). Elle présente des vomissements verdâtres.

Température, 40°.

Pouls, 130, mal frappé.

L'examen des poumons ne révèle aucun signe anormal.

Le cœur est rapide sans bruits surajoutés.

Le foie et la rate sont normaux.

Le ventre souple, légèrement météorisé.

Les réflexes rotuliens et Achilléens sont abolis, Babinski indifférent.

Pupilles légèrement en mydriase.

Urines recueillies par sondage :

Sucre + AÏb. 0.

Gerhardt + + + (noire).

Denigès +.

Examen du sang :

VOOR NA Pa en l'UT: 92 ROGERS AN RER Se SEE RTC MR tt men 0,55

On pratique aussitôt une injection intra-musculaire de 20 unités d'insuline et une injection de spartéine (5 cgr.).

Huile camphrée, 5 centimètres cubes.

On donne un lavement évacuateur.

Un goutte à goutte de glucose de 1 litre, avec une cuillère à café de bicarbonate de soude.

On donne X gouttes de digitaline par la bouche avec de l’eau sucrée et bicarbonatée.

Pas de vomissements à ce moment.

A 17 h. 30, les urines contenant du sucre on redonne 20 unités d'insuline. On répète cette dose toutes les deux heures.

À 21 h. 30, la malade est retombée dans le coma complet. Son pouls est à 140 filant.….

Cyanose, refroidissement des extrémités.

On fait une injection de 1 /4 de milligramme de ouabaïne.

A 23 h. 30. Les urines ne contenant plus de sucre on injecte seulement 10 unités.

A 1 h. 30. Pas de sucre, même dose.

On fait 5 centimètres cubes d’huile camphrée, pouls incomptable.

A 3 h. 30. Décès.

Ogs. IX. — Publiée par MM. F. Rathery et R. Sigwald à la Société Médicale des Hôpitaux du 11 juillet 1930.

Le 7 mars 1930 entre dans le Service de l’Hôtel-Dieu du PT Rathery, M. H..., malade de 32 ans, suivi depuis octobre 24 pour son diabète.

I1 avait été hospitalisé à cette époque, car depuis trois mois il était atteint d’asthénie intense et présentait un amaigrissement important ; il avait, en outre, la triade classique : polyphagie, polydypsie, polyurie; on constate de la glycosurie et l'excrétion de corps acétoniques. Pendant le mois de son séjour à l'hôpital, à la

suite d’une cure insulinique, la glycosurie et l’excrétion des corps acétoniques disparaissent ; le régime comprend : 200 grammes de pommes de terre, 100 grammes de pain, 700 grammes de légumes verts, 4 œufs, 40 grammes de beurre et 300 grammes de viande.

De novembre 1924 à février 1926, la glycosurie n'apparaît plus que de manière intermittente, le poids augmente de 8 kilogrammes.

Le 19 avril 1926, il n’a plus de glycosurie avec un régime comprenant comme glucides : 300 grammes de pain et 200 grammes de pommes de terre. Les réactions de Gerhardt et de Denigès sont négatives. k L

Deux jours après par l'épreuve de la division des urines, on lui trouve du sucre dans chaque échantillon, le régime étant resté le même, pas d’acétone, poids de 57 kgr. 700.

On réduit son régime à 200 grammes de pain et 200 grammes de pommes de terre, et, huit jours après, il n’a plus de glycosurie que dans deux échantillons des urines fractionnées de 24 heures, mais son poids a légèrement diminué : 50 kgr. 100.

Le 15 octobre, avec 300 grammes de pain et 200 grammes de pommes de terre, la glycosurie est minime dans deux échantillons des urines divisées.

Le 15 novembre, avec 400 grammes de pain et 200 grammes de pommes de terre, il y a encore de la glycosurie, mais les réactions de Gerhardt et Denigès sont négatives. À

De novembre 1926 à janvier 1928, il suit à peu près le même régime.

Le 16 janvier 1928, glycosurie avec 50 grammes de pain et 200 grammes de pommes de terre.

Le 6 février, présentant avec le même régime de la glycosurie, on le met au régime strict, sans glucide, mais huit jours après, il avait toujours de la glycosurie avec une réaction de Denigès positive.

Devant cette petite manifestation d’acidose on prescrit au malade un régime de 200 grammes de pommes de terre et chaque jour il reçoit, en outre, une injection de 20 unités d'insuline.

Dix jours après, le 23 février, avec ce régime : régime strict, plus 200 grammes de pommes de terre et 20 unités d'insuline, il n’y a plus de glycosurie, pas d’acétonurie.

Il y a donc eu amélioration et celle-ci sera confirmée ensuite puisque le 5 mars 1928, avec 250 grammes de pommes de terre et 20 unités d'insuline, il n’y a ni sucre, ni acide diacétique dans les urines, et que le 15 mars, avec un régime de 200 grammes de pommes de terre, ses réactions urinaires sont négatives sans qu’il ait reçu de l'insuline.

Pendant plus d’un an, il suit un régime avec une ration quotidienne de 200 grammes de pommes de terre qu’il réduit vers la fin avril 1929 à 100 grammes.

Le 13 mai 1929, avec ce régime, il n’a pas de glycosurie. Les réac-

tions de Gerhardt et de Denigès sont négatives. On lui augmente alors sa ration d’hydrates de carbone, soit 300 grammes de pommes de terre. La glycosurie réapparaît après cette augmentation, et, de lui-même, le malade réduit ses féculents à 100 grammes de pommes de terre, il a néanmoins du sucre dans les urines, sans acide diacétique.

Son état général n’est pas satisfaisant, il se plaint de transpirations fréquentes, il est asthénique ; aux environs du 13 mai son poids est à 51 kilogrammes.

Le 22 mai, il est mis pendant 24 heures au régime strict sans hydrates de carbone. Il a de la glycosurie, une réaction de Gerhardt négative, une réaction de Denigès très légèrement positive. Son poids baisse à 58 kgr. 200, sa tension artérielle est de 10-7 ; les poumons, le cœur, sont normaux.

On lui prescrit alors 200 grammes de pommes de terre en plus de sa ration de protides et de lipides.

Le 3 juin 1929, avec ce régime il n’a que de la glycosurie, mais pas d’acétonurie. Un métabolisme basal fait à jeun et après prise de glucose est normal.

On décide de lui refaire de l’insuline et pendant neuf mois, il en subira chaque jour une injection.

Du 3 au 17 juin 1929, on lui prescrit 20 unités chaque matin, mais n'ayant pas une glycosurie coustante avec un régime de 200 grammes de pommes de terre, on lui fait, quandil a de la glycosurie, 20 unités, et les jours où il n’a pas de sucre 10 unités seulement. Il n’a pas de phénomènes d’intolérance.

Du 17 juin au 1er juillet, il y a diminution du coefficient d’assimilation des glucides puisque, avec une ration de 200 grammes de pommes de terre et une injection quotidienne de 30 unités d’insuline, il a des traces de sucre dans les urines ; les réactions de Gerhardt et de Denigès sont négatives.

Du 1er juillet au 20 août, il subit le même traitement ; la glycosurie existe certains matins, son poids augmente de 1 kgr. 500.

On lui fait le même traitement du 20 août au 18 octobre 1929.

Le 18 octobre, un dosage effectué dans les urines donne :

Sucre : 8,6 par litre et 26 grammes par 24 heures.

Acétone : 0,04 par litre et 0,12 par 24 heures.

Le 28 octobre, avec le même régime : sucre, + ; Gerhardt, 0; Denigès, 0.

On met le malade à 35 unités d’insuline.

Le 6 novembre avec le même régime et les 35 unités un dosage d’urines donne : sucre, 7 grammes par litre et 18 grammes par 24 heures ; acétone, 0,07 par litre et 0,18 par 24 heures ; acide B-0xybutyrique, 0,29 par litre et 0, 73 par 24 heures.

Bien que la dose d'insuline soit augmentée et que le régime n'ait

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pas été modifié, l’acétone et l’acide 6&-oxybutyrique augmentent de 0,04 à 0,07 et de 0,19 à 0,29.

Du 6 au 14 novembre, avec le même traitement (35 unités d'insuline et 200 grammes de pommes de terre), il n’y a pas de sucre dans les urines.

L'amélioration qui existe alors est si manifeste que le 15 novembre avec 30 unités, un accident d’intolérance survient et oblige notre patient à entrer à l’hôpital. Ces incidents ont débuté dans l’aprèsmidi brusquement par une douleur subite de la cuisse gauche ; il y a alors impotence fonctionnelle, sensation douloureuse de la région dorsale, asthénie généralisée, quelques nausées, sensation de froid, un peu d’oppression et de gêne respiratoire ; mais pas de sensation de faim, pas de sueurs, pas de lipothymie. Bien qu’il fut peu soulagé par l’ingestion de sucre et qu’il ait eu un léger syndrome colitique avec selles diarrhéiques et température de 380, il semble logique d’incriminer l’insuline.

D'ailleurs, ces symptômes s’améliorent rapidement, puisque le lendemain, 16 novembre, il n’y a plus de douleurs ni d’asthénie ; la température est normale, les urines n’ont pas de sucre, mais la réaction de Denigès est positive. Le cœur est normal, le pouls à 80, la tension artérielle à 10-8, la respiration normale. Il n’y a pas de Kussmaul ; l'exploration du système nerveux est négative.

Le 16 novembre, avec 60 grammes de pain, 200 grammes de pommes de terre, et 30 unités d'insuline, il y a du sucre, mais les réactions de Gerhardt et de Denigès sont négatives.

Le 17 novembre, on supprime l'insuline dans la journée ; les résultast urinaires sont identiques.

Le 18 novembre, il reçoit 10 unités avec 60 grammes de pain et 200 grammes de pommes de terre.

Après huit jours, on augmente l'insuline à 20 unités ; le régime est le même, le sucre urinaire persiste.

Le 2 décembre, survient une légère réaction locale au niveau d’une injection. Il y a toujours du sucre sans acétonurie. On prescrit alors 30 unités d'insuline quotidienne que le malade reçoit jusqu’en février 1930.

Le 14 février 1930, avec les 30 unités et un régime comprenant 60 grammes de pain et 200 grammes de pommes de terre un dosage urinaire donne : sucre : par litre, 40 grammes ; par 24 heures, 120 grammes ; acétone par litre, 0,45 et par 24 heures, 1,35 ; acide $-oxybutyrique par litre, 1,53 et par 24 heures, 4,59.

Le 17 février, bien que suivant le même traitement, il est un peu fatigué, et a du sucre et des réactions de Gerhardt et de Denigès positives. Son poids est peu modifié à 58 kgr. 400.

On lui augmente l'insuline et du 17 au 28 il en reçoit chaque jour, 40 unités. Il devrait suivre un régime de 200 grammes de pommes

de terre et 60 grammes de pain, mais il ne prend que les 60 grammes de pain. Il se sent très asthénié. Les urines contiennent du sucre et les réactions de Gerhardt et de Denigès très fortement positives, traduisent une aggravation nette.

Le 1e mars, on augmente encore l'insuline à 80 unités injectées en deux fois. Le régime comprend en glucides 160 grammes de pain et 100 grammes de pommes de terre. Dans les urines : sucre, + ; Gerhardt, + ; Denigès, +. Le poids est non modifié à 58 kgr. 400.

Le 2 mars, il reçoit 40 unités d'insuline le matin, et 50 le soir, avec le même régime il a du sucre et une accentuation des réactions de Gerhardt et de Denigès.

Le 3 mars, avec le même régime et 80 unités d'insuline, les réactions urinaires sont identiques. L'état reste stationnaire le 4 mars.

Le 6 mars, le traitement et les résultats sont identiques aux jours précédents, mais le sujet est très asthénique et présente de la polyurie

Le 7 mars, il entre à l’hôpital, car son état général reste très défectueux, malgré la médication insulinique. Il est très fatigué, déprimé, ses traits sont tirés, il se plaint d’insomnie ainsi que d’agitation nocturne légère. Il est surtout d’une asthénie intense, n’a pas d’appétit et souffre de douleurs épigastriques.

A l'examen, aucun signe particulier sauf un point douloureux épigastrique assez net avec une contracture légère et une légère hypotonie des globes oculaires. Il n’y a pas de respiration de Kussmaul. On fait ce jour 80 unités d'insuline ; le malade prend 100 grammes de pommes de terre, des légumes verts et de la viande en petite quantité. La glycosurie est positive ; et les réactions de Gerhardt et de Denigès sont très fortement positives.

Le 8 mars, le malade est trouvé dans un état de somnolence très nette ; profondément abattu, il parle peu et avec effort, sa respiration n’est pas accélérée, mais légèrement suspicieuse sans présenter toutefois le type véritable de la respiration de Kussmaul.

li se plaint d’une douleur épigastrique violente, et la palpation de cette région est douloureuse, révélant un peu de contracture ; le pouls est accéléré et faible, la température est basse à 360,4.

Les réactions urinaires montrent une forte glycosurie et des réactions de Gerhardt et Denigès très positives. D'ailleurs, un dosage pratiqué sur les urines de la journée donne 38 gr. 61 de sucre par litre et 0,106 d’acétone. ,

Devant ces symptômes faisant redouter le coma on applique un traitement insulinique intensif :

A 8 heures, 40 unités d'insuline avec ingestion d’un demilitre de lait.

A 12 heures, 40 unités d'insuline avec 20 grammes de sucre.

A 19 h. 1/2, 80 unités d'insuline avec 20 grammes de sucre.

A 22 heures, 80 unités avec 20 grammes de sucre.

À 24 heures, 40 unités.

Malgré ce traitement intense par 320 unités d'insuline, le malade tombe dans un coma de plus en plus profond.

Le lendemain, 9 mars, il est en plein coma diabétique typique, avec perte de connaissance complète, respiration de Kussmaul, hypotonie des globses oculaires. Par la palpation de l'épigastre, on peut réveiller une réaction de défense assez nette.

Les urines contiennent du sucre, la réaction de Gerhardt est positive.

On augmente les doses d'insuline :

AR Re 60 unités avec 20 grammes de sucre en ingestion.

À 10 heures, 200 unités avec 20 grammes de sucre.

A 10 h. 1/2, 50 unités par voie intra-veineuse et 100 unités par voie sous-cutanée.

A 12 heures, 60 unités.

Il meurt de coma à 13 h. 30, bien qu'ayant reçu dans la matinée, 470 unités d'insuline.

Un examen de sang fait le 9 mars à 9 heures, donne :

Glycémie, 11 gr. 58; réserve alcaline, 17,8; urée, 1,10 NaCIl plasma, 5,73 par litre ; globules, 3,81.

Les urines du même jour de 7 heures à 10 heures donnent :

Sucre, 34 grammes par litre ; acétone, 0,48 ; acide &-oxybutyrique, 2,98.

Les uirines recueillies de 10 heures à 13 heures donnent :

Sucre, 38 grammes ; acétone, 0, 45 ; acide B-oxybutyrique, 2,52 ;

L'’autopsie n’a pu être pratiquée.

Ogs. X. — Mne Lem.….., 40 ans.

Diabétique depuis un an. Suivie depuis ce moment à la consultation.

Le 3 septembre 1933.

GVCEMIE ST ne RS CARLA UTÉR Te SERRES Sucre urinaire . . . . . . . . 60 grammes par litre. ACÉtONE 7. SENTE LE Acide B-oxybutyrique . En RMS ONE

Le 16 octobre 1933.

GIVcémIE RAR PTS RER ER OIOS GIVCOSUTIR RP ETS TE ACétOne es RP En PR

Acide B-oxybutyrique. a PR ME A AE Rte

Le 7 octobre 1934.

2 centimètres cubes d'insuline glycosurie. 34 grammes. Puis 3 centimètres cubes d'insuline glucosurie. 30 grammes. DCOFONE NE eee 11 O1 Acide $-oxybutyrique. . 0,37

Le 28 septembre 1935. Se sent fatiguée pendant ses règles. Suspend d'elle-même l'insuline.

Mais le 3 octobre 1935. Vomissements, douleurs abdominales, telles qu’un médecin pose le diagnostic de perforation appendiculaire pour lequel on l’amène à l’hôpital le soir même.

A l'entrée à 21 heures, on fait d'emblée le diagnostic de coma diabétique.

Température, 3693 ; pouls, 140 ; T. A., 10-6.

Examen à l'entrée : Respiration de Kussmaul.

Odeur acétonique de l’haleine.

Hypotonie des globes oculaires, mydriase.

GÉNIE ER nn Lu. 270,10 RÉCENT SAT 0,64 RE ir RU ar 0 D rail

Urines : Sucre, + Gerhardt, +.

Denigès, +.

À partir de 21 h. 30. Insuline, 280 unités.

Urines : Albumine, + Rares hématies.

Très rares leucocytes isolés.

Pas de cylindres.

Pouls, 124.

Respiration, 26.

Vomissements.

Le 4 octobre.

CIVCCMICAS RER Le RE. Loi 20r..74 SAR PRET a D. aie 00,1

LIFCCRE NN er UE m2. +0,65 CODE RE NA. 9, 08 CÉSIOD PRE CE 2e 2, 06

Disparition du sucre des urines et du Gerhardt et Denigès, mais albuminurie +. Amélioration, 80 unités d'insuline.

pr

Le 5 octobre.

Glycémie . RENE ON UE D) em 0 RAR Re PA MENU ETSe RE APS Urée:: RAT ARTE See LS)

Urine : Albumine +.

Sucre, 0.

50 unités d'insuline.

Le 6 octobre. Même état, 60 unités d'insuline.

Le 7 octobre. Albumine, 0 gr. 15.

LA SAES AIO Glycosurie, 51,60 par litre ; 61,72 par 24 heures. Pas d’acétone.

60 unités d'insuline.

Le 8 octobre.

(GIVCéMIE se NT MERE er 900 1 DIN PRE NT PRO EL Ur De 6,63 | A RE AT à RER 60,5 GE FDIAS AE RN Er MeReCer 3,41 CT BIO D LE NRA 1,84

Revient régulièrement à la consultation.

Le 20 octobre.

UT" SSSR A SES er Ce SUN L’albuminurie a disparu.

Os. XI. — Dol..., âgée de 20 ans.

Diabète découvert en 1932 à l’occasion d’une scarlatine non compliquée.

Diabète d’abord simple, pas de régime.

Octobre 1932. Plaie du pied droit cicatrisée normalement. Novembre 1932. À l’occasion d’une grippe, coma diabétique. Sucre, 71 grammes.

Gerhardt, + Denigès, +.

Soignée en ville à l’insuline.

En janvier 1933, vient consulter dans le Service du Pr Rathery.. Sucre, 8,60 par litre, 19,9 en 24 heures.

Albumine, néant.

Traitée par insuline, 7 centimètres cubes (1 /2 en trois fois).

État général excellent.

Le 16 janvier. Supprime l'insuline car prix trop élevé. Le 17 janvier, douleur épigastrique, vomissements, syncope.

Le 18 janvier. Amenée d'urgence à l'hôpital.

A l'entrée : Décubitus dorsal.

Dyspnée intense, Kussmaul.

Odeur de l’haleine acétonémique.

Facies bouffi.

Réflexes abolis.

Hypotonie des globes oculaires.

Pupilles normales.

Langue rouge.

Vomissements abondants.

Cœur normal.

DANONE TEMPS TT RME 5e. TA Réserve alealiner ee 12,5 TC PE TR RER PT Re 0,60 CI. plasm. MCE eV 19,90 CÉSIODA TRE PEAR CSP 2 40

PRINCES SUP D Mas cannes > AO ÉTOIMNINES, ATCÉLONERS Le AT ANA TE 2, 1,08 Acide G-oxybutyrique. . . . . 5,62

Pas d’albumine.

520 unités d'insuline en 12 heures.

Vers 15 heures, amélioration.

Vers 17 heures, rechute : Pouls, 132.

Température, 3701.

Le 19 janvier. Amélioration nouvelle.

SONO CIN COIN SE ET LEE 6,00 RÉSELV CRM, Nr M RS 05 TÉCESER TETE RE a HARME 0, 90

CIRIRES SUCER. PR EL 5 grammes ACÉ TONER Os Te 0, 07 Acide B-oxybutyrique. . . . . 0,41 CR TA CSSS SERRE, 5 1575

Température, 3795 le matin, 370 9 le soir.

Pouls, 120 le matin ; 136 le soir.

Respiration, 30 le matin ; 30 le soir.

Le 20 janvier. Amélioration.

Sang: GIYGCÉMIE SPEARS RÉSCRNV ÉTAPE TR NUE

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