‹ Le Rein Des DiabétiquesChapitre 83 sur 103 · CI. plas She CI. glob · texte numérisé non relu

CI. plas She CI. glob

Le 14 octobre.

Sucre, 40, 2.

LS

Pas d’acétone ni d’acide $-oxybutyrique. Sorti le 1e7 janvier.

Os. XVIII. — Queu..., 21 ans.

Charcutière.

Salle Duchenne, n° 2.

Entre le 17 janvier 1936 pour rhumatisme articulaire aigu. Antécédents : Oreillons à 5 ans.

En 1932. Crise de rhumatisme articulaire aigu traité par salycilate.

En 1934. Deux crises. Deux mois au lit, salycilate.

Depuis, dyspnée d'effort.

En octobre 1934. Découverte de glycosurie (22 grammes par jour.)

Consultation du 13 décembre 1936.

On trouve :

Glyeentie 2 Mets SENS UNE 4, 06 UFR APTE NN EN Rennes PTS Re 0, 30 Giycosurie error 48gr.parlitre. 151 gr. par 24heures ACÉLON EE eo PANNE 0,11 — 0,36 — Acide f-oxybutyrique. 0,41 — 1,28 —

Entrée le 17 janvier.

Douleurs polyarticulaires, température 3804.

Angine.

Cœur : souffle systolique de la pointe.

Urines : sucre, 37, 03 par litre ; 111,09 par 24 heures. Gerhardt, négatif.

Denigès, négatif.

Albumine, 0.

4 grammes de salycilate.

Le 18 janvier. Après une nuit agitée, malade très abattue,

À 10 heures. Kussmaul, 40 par minute.

Pouls, 140.

: Légère hypotonie des globes oculaires.

Urines : sucre +, Denigès +, Gerhardt, négatif après chauffage.

Sang GIVCÉMIE)T AR OMR PR EEE 3,72 Urée PERS Sn PRES AR A Re EIRE 0,25 FAUASE PR Res SERIE EL 7 CL SDIA RS EE Ce AE 37,3

On fait 140 unités en 1 h. 1 /2.

Eu

je.

À 11 h. 30, glycémie, 5,08 ; R. A., 8.

À 12 heures. Amélioration, dyspnée moins marquée, moins bruyante.

Sucre +, Gerhardt +, Denigès +.

À 14 h. 30, cyanose + +.

À 16 h. 30. Amélioration marquée, malade réchauffée.

Respiration, 32; pouls, 116.

Sucre +, Gerhardt +, Denigès +.

Dans la soirée, amélioration ; se plaint d’arthralgies.

Jusqu'à 20 h. 55 a reçu en 10 h. 45:

630 unités d'insuline intra-musculaire.

et 120 unités d'insuline intra-veineuse.

750 en tout.

Le 20 janvier, amélioration, disparition de la cyanose, disparition des signes de coma, mais persistance de la douleur articulaire, hydarthrose.

À 12 heures, salycilate 1 gramme et ouabaïne.

Denigès positif.

24 janvier, pas de glycosurie.

27 janvier, pas de glycosurie.

Sort de l'hôpital le 6 mars, sucre, 0.

Suivra régime.

Ogs. XIX. — Mme C..., âgée de 67 ans.

Est transportée dans le service du Pr Rathery, le mardi 8 novembre 1932 dans un état de torpeur très accusée.

C’est une diabétique de longue date qui a toujours refusée de se soigner ; elle se trouvait fatiguée depuis quelques temps.

Le 6 novembre, elle est prise de vomissements, le médecin appelé conseille des injections d'insuline que la malade refuse de se laisser faire.

Le 7 novembre, elle est prise de céphalée intense.

Le 8 novembre, elle entre dans un état de torpeur progressivement croissante ét elle est transportée à l'hôpital dans le service du Pr Rathery au début de l’après-midi.

L'interne qui examine de suite la malade constate cet état de somnolence, mais la malade n’a pas perdu complètement connaissance, elle répond aux questions posées de façon lente, il est vrai et imprécise.

Son facies est rouge, son haleine dégage une odeur acétonémique très prononcée, elle est agitée, mais ne présente pas de dyspnée ; la tension artérielle est de 14,5-10, les bruits cardiaques sont rapides mais bien frappés, l'appareil pulmonaire est normal ; les réflexes

tendineux sont abolis, le réflexe de Babinski est normal, il n’y a pas de signes méningés, pas de signe de Kernig. Les urines très peu abondantes, renferment du sucre, de l’albumine ; les réactions de Gerhardt et de Denigès sont fortement positives. On prélève de suite du sang à la malade pour examen et on injecte immédiatement à 3 heures, 40 unités d'insuline, on pratique un goutte à goutte rectal glucosé et on donne 3 morceaux de sucre à croquer.

À 5 heures, la situation est totalement différente ; il existe une respiration de Kussmaul tout à fait typique en même temps qu'une hypotonie manifeste des globes oculaires.

On constate de plus une légère paralysie faciale gauche à type central, c’est-à-dire sans paralysie des globes oculaires.

On injecte 20 unités d'insuline par voie sous-cutanée et 40 unités par voie intra-veineuse.

Les examens du sang recueilli à 15 heures donnent les résultats suivants :

Glycémie . TN Pre te RE OUR Rs Alcaline ARS ne ee MES O0 Er Ur Le Ep ee PA SET TES C1 plasmatique . : SHC LMI CI. globulaire . 21

Dans les urines on trouve 54 grammes de sucre par litre, 1,56 d’acétone + acide diacétique par litre, 3 gr. 40 d’acide $-oxybutyrique par litre.

À 19 heures, injection de 20 unités d’insuline par voie sous-cutanée et 60 unités par voie intra-veineuse.

À 21 heures, 50 unités d’insuline par voie sous-cutanée.

À 22 heures, 50 unités. On injecte 250 centimètres cubes de sérum isotonique glucosé par voie sous-cutanée et on fait ingérer par petites fois 50 grammes de sucre.

À 23 heures, 50 unités ; à 21 heures, 58 unités; à 1 heure, 40 unités; à 2 heures, 40 ; et on continue toutes les heures jusqu’à 6 heures, 40 unités. À chaque injection, les urines examinées renferment du sucre et donnent une réaction de Denigès positive.

On a ainsi injecté 620 unités en 15 heures.

Le 9 novembre, le coma s’est progressivement accentué, le malade perd ses matières.

Mais le tableau chronique s’est encore une fois modifié ; la dyspnée est extrême, mais elle ne se présente plus suivant le type de Kussmaul ; c’est une dyspnée d’urémique à type de Cheyne-Stokes tout à fait typique ; les bruits du cœur sont à peine perceptibles. Il n’y a ni signes méningés, ni signe de Babinski en extension ; les réflexes tendineux sont toujours abolis, mais la paralysie faciale est plus accentuée ; on relève une déformation très marquée des traits.

La malade urine à peine; l’anurie est presque complète, on retire par sondage quelques gouttes d'urine qui montrent l’existence du sucre et une réaction de Denigès légère.

L'examen du sang de nouveau pratiqué, donne les résultats suivants :

MINCEUR RD TE 2 en mom 2,00 CORRE RE cure tn Le 1,80 HR UCA TIR RE SE re de. et Rd, 0 CS RE ne du M. ne sw 4,04 CEROART RS Se Le mé 1.53

Les injections d'insuline ont fait baisser fortement la glycémie, elles ont relevé la R. A. ; elles ont été sans effet sur l’état du CI. pl., toujours très élevé et du CI. glo., qui s’est relevé légèrement ; l’azotémie a augmenté.

Une ponction lombaire pratiquée à ce moment, permet de noter :

Tension (couchée) . He) au lieu de 10 à 15 CIRE NS LME as 9:40 — 4,30 MOMIE ere -10:00 — 0,10 à 0,15 SUCER PR em UE ce ie 0.00 — 0,50 NPC LOILO CEE Ph ner) Urée. . F2

1,5 élément (iympho) par millimètre cube : normal.

La malade se présente maintenant comme une urémique ; on continue des injections d'insuline, mais à plus faible dose, 20 unités. La malade succombe à 14 h. 30 sans avoir présenté de convulsion.

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