IV. — LE CAS DU COMA DIABÉTIQUE
nous a paru devoir mériter une étude spéciale basée sur vingt observations de comas diabétiques observées dans le service du professeur Rathery.
1° Il est indéniable que très fréquemment au cours du coma il se produise des manifestations rénales dont la plus apparente est l’azotémie, qui ne nous a jamais semblé être liée à l’hypochlorémie.
20 L’étude clinique et les modifications humorales nous on permis de classer ces manifestations, en deux catégories différentes :
a) Dans un premier groupe ces manifestations ne font que traduire la réaction de l’organisme devant le profond bouleversement des métabolismes d’assimilation qui accompagnent le coma. C’est une « flambée », un feu de paille qui ne laissera aucune trace si l'organisme peut en faire les frais.
b) Dans un deuxième groupe il semble au contraire que ces
manifestations rénales soient la traduction d’une imperméabilité rénale véritable ayant précédé le coma et ayant pu même contribuer à le déclancher.
C’est dans ce groupe qu’il faut placer les cas de coma avec défaut d’excrétion des corps cétoniques ou mieux de gêne à l’excrétion de ceux-ci dont nous rapportons une observation indiscutable et particulièrement intéressante.
C’est dans ce groupe qu’on doit également classer les cas où l’urémie et le diabète s’intriquent au point de rendre le diagnostic hésitant.
À ce groupe appartiennent également les cas où le traitement insulinique permet en améliorant le diabète d’observer la succession d’un coma diabétique, puis d’un coma urémique.
C’est dans ces cas enfin que l’on doit classer les comas insulino-résistants par barrage rénal.