‹ Le rein mobileChapitre 11 sur 35 · IV. — CLINIQUE · texte numérisé non relu

IV. — CLINIQUE

Le rein mobile ne se traduit parfois par aucune manifestation : il est latent ; on le trouve par hasard en examinant une malade, alors que rien n'avait jusqu’alors attiré l’attention dans la région lombaire.

D’ordinaire cependant, le rein mobile s’accompagne de quelques symptômes ; ceux-ci sont en général au nombre de trois associés : les douleurs, les troubles digestifs, la neurasthénie .

1° Douleurs. — 11 est des malades qui présentent de temps à autre des crises très nettes de douleur : dans l'intervalle, la douleur cesse et reste bien supportable. Ces crises, quelquefois violentes, sont dues à l'hydronépbrose intermittente, qui complique le rein mobile : j'en parlerai plus loin (Voy. Complications, page 80).

CLINIQUE

La douleur du rein mobile est moins vive, moins bruyar||o, mais aussi plus continuelle; elle est due sans doute au tiraillement des plexus nerveux du rein; elle se reproduit presque toujours égale dans la même attitude.

Elle siège dans la région lombo-iliaque et s'irradie vers l’aine, vers le membre inférieur droit, dont, à certains jours, les mouvements deviennent douloureux, vers l’uretère et la vessie.

Elle est sourde, continue, fatigante ; elle cesse dans le décubitus dorsal, se reproduit quand la malade se couche du côté opposé, ce qu elle ne peut pas toujours faire; se montre au maximum dans la position debout, surtout lorsque cette position se prolonge. Quand la malade se lève, elle sent elle-même « quelque chose qui se décroche » en même temps que commence sa douleur. Les mouvements violents, soutenus, augmentent cette douleur, et l’effort devient à peu près impossible.

A la pression, la douleur correspond aussi au rein lui-même : l’organe est douloureux au palper; la pression pour le réduire provoque toujours une sensation pénible au malade.

Page 1