‹ Le rein mobileChapitre 13 sur 35 · TROUBLES NEURASTHÉNIQUES · texte numérisé non relu

TROUBLES NEURASTHÉNIQUES

La pathogénie de ces divers troubles est loin d'être élucidée; il est possible, probable que la compression joue dans leur production un rôle important. On a vu en elfet quelquefois le rein mobile comprimer le duodénum ou le pylore, et parfois aussi le canal cholédoque. Bartels, Landau, Debove, Warneck, Picqué rapportent des taits de ce genre.

Quoi qu’il en soit, dans certains cas, avec ou sans douleurs, ces troubles prennent une intensité particulière : les malades maigrissent, se cachectisent., sans que l'examen révèle une autre influence que le rein mobile pour expliquer les accidents. Et ce qui prouve d’ailleurs que le rein mobile est vraiment l’origine et la seule cause de tous ces troubles, c’est que la néphroptose est seule capable de donner à ces malades la guérison qui ne viendrait pas sans elle (i).

3° Troubles neurasthéniques. — Enfin voici le complément de la triade symptomatique : c’est, la neurasthénie.

(1) Bazy, Des formes graves du rejn mobile. De la cachexie néphroptosiquè (Rev. de gyrtéc, et de chie. abd>, 1899, p. 222).

CLINIQUE

Les malades alteinls de rein mobile sont irritables, tristes, agacés, nerveux : un rien les tourmente, ils s’irritent aisément, ils pleurent pour peu de chose. Ils ont d'ailleurs tous les stigmates de l’hystérie ou de la neurasthénie : céphalée, rétrécissement du champ visuel, etc.

Et pourquoi cette neurasthénie est-elle ainsi associée au rein mobile ? Est-ce le rein qui est la cause de toutes ces misères? La neurasthénie est-elle consécutive , ou bien la neurasthénie et le rein mobile ne sont-ils que concomitants ?

•Question délicate et différemment tranchée (1). Pour moi, laneurasthénie est contemporaine du rein mobile, et le plus souvent elle dépend de la maladie principale, qui elle-même a causé le rein mobile. Cependant le rein mobile par lui-même joue un rôle pour augmenter, aggraver la neurasthénie : il agit comme une épine irritative, comme un traumatisme interne, peut-être par ses sécrétions internes, comme le pense Ruggi sans le démon-

(1) Suckling, On movable Kidncy with spécial référencé to it. influence on the nervous System (Edimb. Med. Journ., sept. 1808. p. 228).

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