CONSTATATION DE LA MOBILITÉ DU REIN
quand on veut examiner le rein droit. La main gaucho est placée en arrière, sous le liane, do telle manière que l’extrémité des doigts vienne se placer dans l’angle costovertébral (fîg. 3). La main est là bien à plat, la face palmaire entrant en contact
Fig. 3. — Palper bimanuel du rein (procédé de Guyon).
avec la peau de la région lombaire. La main droite est au contraire placée sur la paroi abdominale, verticalement, l’axe du médius sur le bord extérieur du muscle droit. Cette main déprime légèrement et doucement la paroi abdominale anténeun* et profitera surtout des mouvements respiratoires et de l’expiration. En même temps, la
DIAGNOSTIC
main postérieure se fléchit par à-coups très légers, de manière à soulever un peu la région lombaire, à la reporter au contact de la main antérieure avec tout ce qu’elle contient, c’est-à-dire avec tout ce qui se trouve entre la paroi postérieure lombaire et la paroi antérieure abdominale.
Quand le rein est mobile, il s’abaisse sous l’influence de la respiration, et la main antérieure perçoit son pôle inférieur, puis sa face antérieure, d'autant plus nettement que la main postérieure, répétant ses mouvements de flexion, multiplie les contacts, les interrompt et les reproduit, donnant ainsi aux sensations un élément de comparaison qui en assure la perfection.
Plus le rein descend, et plus est sensible sa surface ; au degré le plus extrême, les doigts antérieurs et postérieurs se rejoignent au-dessus du pôle supérieur du rein abaissé, et rien n’est simple alors comme de presser ensuite le rein de bas en haut pour le faire rentrer dans sa loge comme un noyau de cerise qui s’énuclée des doigts qui l’écrasent.
Tel est ce ballottement de mon maître Guyon, qui ne se produit que quand le rein montre son