CONSTATATION DE LA MOBILITÉ DU BEI N
extrémité inférieure sous les fausses côtes, c est-ùdire quand il est ou augmenté de volume ou mobile.
A proprement parler, ce n'est pas un ballottement : ce n’est pas le rein qui, projeté en avant par la main postérieure, vient choquer la paroi antérieure. Non, ce sont deux mains qui vont à la rencontre l’une de l’autre et apprécient dans ce mouvement la forme, l’extension, l’importance d une interposition organique. C’est ce même palper bimanuel combiné qui permet de sentir les connexions d’une tumeur péri-utérine avec l’utérus, qui permet d’apprécier la plénitude de la vessie en rétention.
C’est une des formes les plus heureuses, les plus utiles du palper, appliquée au rein mobile.
2° Palper néphroleptique de Glénard. — Il est
un peu différent (fig. 4); c’est un palper bidigital fait avec une seule main : c’est le procédé du pouce.
Le malade est également placé dans la situation horizontale, sur le dos : le chirurgien se place à sa droite. De sa main gauche, il empaume le liane droit du malade, de telle sorte que le
DIAGNOSTIC
pouce soit en avant, sur la paroi antérieure, et que les quatre autres doigts soient en arrière, sous le liane.
La respiration se fait libre, sans efforts, et le pouce perçoit, quand le rein est mobile, l'extrémité
Fig. 4. — Procédé de Glénard, dit «du pouce », pour la recherche de la mobilité rénale.
inférieure de ce dernier qui descend des hauteurs de la région lombaire. Un contact doux, fuyant, arrondi, l'indique à chaque inspiration ; on le perd à chaque expiration. Mais quand, par hasard, le rein est très mobile, il s'abaisse tout d'un coup au premier mouvement inspiratoire violent et profond. Le pouce le sent descendre; il glisse sur la