SCENE lY
Assad, Sulamith, le chœur des jeunes filles.
LE CHŒUR
\\l^ Gomme l'orage qui gémit
«,. Sion te pleure, ô douce Sulamith Ai^ Et pousse des sanglots sans nombre.
[La teinte rougeâtre de l'atmosphère s'est dissipée peu à peu, Sulamith s'avance escortée des douze jeunes filles.)
ASSAD
(levant la tête et d'une voix mourante) Sulamith 1
SULAMITH
Cette voix! 0 ciel, qu'ai-je entendu!
LE CHŒUR
Un homme est là qui meurt sur le sable étendu.
SULAMITH
Ciel ! c'est lui, c'est Assad !
ASSAD [tendant les bras)
Ma Sulamith ! 0 père !
C'était bien là ma suprême prière, Revoir ce doux ange et mourir !
SULAMITH
[Elle s' agenouille près d' Assad et pose sa tête si^r ses genotw]
Ah oui, mourir! Viens mort, viens donc nous réunir.
[à part) Je t'ai comprise, hélas! prophétique parole.
ASSAD
Mon doux trésor, avant que mon âme s'envole Que le pardon m'ouvre tes bras,
SULAMITH
Ce même amour, Assad, qui te console Va nous unir dans le trépas.
A la face de Dieu toujours tu m'aimeras,
Ensemble
Viens, doux sommeil, conduis nos âmes Au seuil de l'éternel amour^
ASSAD
Ensemble et pour toujours ! /
[Il meurt, Sulamith avec un cri étouffé se précipite sw/ son corps.)
LE CHŒUR
entffe les femmes!
Il est à toi ton doux ami dans le séjour De l'éternel et saint amour.
Tandis qu'Assad expire dans les Iras de Sulamith ^ le ciel se fait absolument pur et une auréole entoure les deux personnages, - La toile tomle.)
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