‹ Le reine de Saba, opéra en quatre actesChapitre 28 sur 29 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Assad.

Viens, mort, déroule mon suaire; Je sens qu'en moi tout est défruit; Mon âme plonge dans la nuit.' Ah que mes pleurs, que ma prière, Que le remords qui me poursuit Du ciel apaisent la colère.

Quandsljâme du pécheur proscrit Va s'élanb&ïiH^vant son juge.

Ah daigne versSe saint refuge La guider, ô ma Strla,mith !

\V atmosylière prend, peu à peu une couleur rougeàtre.

Mon père, toi dont la clémence Ne sait jamais se démentir, Mon père, si ma faute immense S'efface dans mon repentir.

Du fond de l'éternelle aurore Ecoute ma voix qui gémit.

Exauce-moi quand je t' implore, P^vp , protège Sul^mith !

irise mon âme Niflt^aiL-Quriia .iusla .châtimeftt," Je sais combien je fus^ ijifâme, Jdair. ettgry=^K^mi^4Îrstê'^êî-^ Elle a jusqu'à la dernière heure Tendu la main vers le maudit.

Mon Dieu, pitié ! je prie et pleure, Mon père, adopte Sulamith !

[La reine au moment de s'éloigner avec son cortège apparaît dans le fond comme dans un mirage. La vision disparaît avec r arrivée de la tempête. Des nuages de sable envahissen^a scène el obscurcissent l'air.)

fli^iel s'émeut à ma B^ière, !LesïtMe roule ses ûérs gris,

Et dévekmpe mon/Buaire

Sous votreshaldlî^, ô noirs esprits.

Quand Dieu%i^dra, dans le val sombre, i Juger le ju^^e eKle maudit, *Ma voix encor crier^Ndans Pombre

Mon pèté, accueille

[Un terrible nuage de sMe^.piiLjr.age^^^^:^^^^ La

sâ^^flfSIVtans l'obscurité. Le passage du tourhiUou dure longtemps et peu à peu couvre toute l' avant-scène, rendant Assad invisible. La tempête se calme par degrés.)

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