‹ Le reine Victoria et son JubiléChapitre 8 sur 28 · LE JUBILE · texte numérisé non relu

LE JUBILE

Comment décrire cette merveille ? Comment en donner seulement l'idée ? — Voilà la question que je me pose en prenant la plume. C'est un spectacle trop vaste pour le regard et pour l'esprit.

Un peintre pourrait-il en retracer seulement les grandes lignes ? — Jamais. Il pourrait en faire une longue série de tableaux ; mais il ne pourrait pas en montrer l'ensemble.

Sans doute, l'écrivain a plus de ressources que l'artiste en présence de pareilles démonstrations. Mais je ne me reconnais pas moins impuissant devant cette variété, cette accumulation, et ce-* proportions colossales de choses vues.

Ii me faudrait trouver des images nouvelles, des figures inconnues en rhétorique pour représenter cette gigantesque féerie . . Il me faudrait inventer des mots qui en pourraient exprimer l'étendue, la magnificence, l'éclat et l'harmonie.

Ce travail me semble impossible, et j'y renonce, décidé à laisser ma plume courir au caprice de sa fantaisie, à travers ce vaste panorama de merveilles.

Dessinons d'abord les traits caractéristiques de cette manifestation sans précédent.

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