‹ Le remplaçant; comédie en trois actesChapitre 107 sur 108 · SCÈNE XYII Les Mêmes, ANTOINE · texte numérisé non relu

SCÈNE XYII Les Mêmes, ANTOINE

ANTOINE, entrant par la droite, premier plan.

Battre une femme? Où est l'épée de mes pères?

VALENTINE

Et, si je veux être battue, moi ?

DUGLOSEAU, à Antoine, d'un air malin.

Ah!

ANTOINE

0 Molière !

VALENTINE, tendrement.

Ah! Alexis, pourquoi ne m'as-tu jamais battue?

DUGLOSEAU.

Parce que moi, (jiiand jo Jtats une femme, je ne peux plus m'arrèter!

VALENTINE, étonnée, gaîment.

Non?

ANTOIXE.

Ah ! c'est du propre^ monsieur Pavie !

VALENTIXE, un pou décontenancée.

Pavie!... C'est vrai, tu nous as rendus ridicules! Tu ne sais pas ton liistoire !

DUCLOSEAU.

Moi?... Veux-tu que je le colle? (passant au milieu.

à Antoine.) Quelle étciit la maîtresse d'Henri II?

AXTOIXE, cherchant.

La maîtresse d'Henri II?... Euh! Euh!...

DUCLOSEAU, soufflant.

Voyons... Diane!... Diane...

AXTOIXE, vivement.

De Pougy!

DUCLOSEAU.

Mais non ! Diane de Poitiers, monsieur le vicomte !

AXTOIXE, vivement.

De Poitiers ! de Poitiers!

A' ALEXTIXE.

Et il osait te blaguer! Mais pourquoi as-tu répondu Pavie ?

DUCLOSEAU.

Si j'aA'ais dit Fontenoy, personne n'y eût fait attention!.,. Tandis que maintenant, on ne parle que de moi, dans les journaux!... Je suis lancé ! Et la

preUA'e, tiens... (Tirant un tclogrnmmo de sa pocho.) On

m'offre un siège au.\ prochaines élections !

VALEXTIXE.

Député !...

Elle lui saute au i-ou.

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