SCÈNE XVI VALENTINE, DUCLOSEAU
DUCLOSEAU, à part.
Ah! l'amour, c'est la force!... (a Vaientino, qui est
on train do fermer sa malle à olef.) Veuillez défaire VOtre
malle, je vous prie.
VALENTINE
Vous dites, monsieur?
DUCLOSEAU.
Je vous défends d'aller chez votre tante Brichot!
VALENTINE, se levant.
Vous me défondez? Et de quel droit?... puisque nous sommes en instance de divorce ?
DUCLOSEAU.
Pardon, madame, je retire ma plainte !
VALENTINE
Mais je veux divorcer, moi, je veux ma liherté !
DUCLOSEAU, très calme.
Je le regrette, madame, mais comme j'ai la loi pour moi.
VALENTINE, descendant à droite.
Les tenailles!... Ce sont les tenailles!
DUGL'OSEAU, allant vers la malle.
Et désormais, vous marcherez droit ou je vous briserai aussi vrai que votre malle est là!...
Il prend la malle à bras tondu ot reste quelques instants, prenant une pose.
lo2 ' LE HEMPLAÇANT
VALENTINEj à part, ôtonnée.
Gomment! il soulôvt des malles?
DUGLOSEAU; la malle en l'air, au public.
Et dire que voilà ce qu'il faut faire pour être aimé
des femmes! (Reposant la malle. — A Yalentine.) VouS
m'avez compris, n'est-ce pas?
Il descend à gauche, Valentine remonte vers la malle, par la droite,
VALENTINE, voulant soulever la malle, à part.
C'est bien plus loni-d qu'une table !
DUCLOSEAU.
Depuis que nous sommes mariés, je suis parvenu à dompter mon caractère, à être calme, moi qui jadis étais violent, emporté!
VALENTINE, descendant au milieu.
Vous... violent? emporté?
DUCLOSEAU.
Ah! je vous en prie, uiadnmc, ne m'énervez pas, ou sinon...
VALEXTIXE, anxieuse.
Sinon ?
DUCLOSEAU, faisant aller la main dans le vide.
Je ne sais pas ce qui pourrait se passer !
VALEXTINE, avec joie.
Vous seriez cipable de battre une femme?
DUCLOSEAU.
Ah! ce que j'en ai déjà battu, dans ma vie!
VALENTINE
Allons donc ! Je vous en défie !