‹ Le remplaçant; comédie en trois actesChapitre 13 sur 108 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

J';ii h(''s^il('' lin instant, mais vous aviez l'air si malheureux.,, (.louant.) « Eii ])ien, venez-y dans l'intérieur I »

ANTOINE, vivement criant.

« Arrêtez, Jean! »

Pantomimo. Il ferme lo parapluie, descend du siège, ouvre la ijorlièro et s assied à droite de Valentine.

ANTOINE

Devant Saint-Augustin, je savais que vous vous appeliez Valentine et place du Havre que vous aviez épousé un être désagréaljle.

VALENTINE

Ridicule !

Sans àme !

VALENTINE

Sans poésie !

ANTOIKE.

Enfin, un conseiller municipal!

VALENTINE

Monsieur Uucloseau!

ANTOINE

Un radical !

VALENTINE

Un homme qui, aux élans de sa femme, ne trouve à répondre que voirie!

ANTOINE, lui embrassant la main.

Pauvre rliat !

VALENTINE

Budget!

ANTOINE, d°

Pauvre chien !

YALEXTIXE.

Octroi !

ANTOINE, d°

Pauvre rat!

VALEXTIXE.

Caisse municipale!

AXTOIXE. (1°

Pauvre coco !

VALENTINE

Et qui en fait de distractions, ne consent à l'emmener qu'aux Bals de l'Hôtel de Ville !

ANTOINE

Je fus ému de tant de malheurs, et en passant derrière la Trinité, madame, m'écriai-je en me levant moralement, parce que en voiture !... madame, si vous avez jamais besoin d'un gentilliomme, mon père fut Tancrède de la Mouillère et moi je m'appelle Antoine !

VALENTINE, riant, se lève.

Oh! par exemple, quand j'ai entendu ce nom d'Antoine...

ANTOINE, se levant.

Le fait est que c'est idiot d'appeler un homme

VALENTINE

Aussi, moi. jo vous appelle ïoinon, c'est gentil*

ça!

C'est poétique ! ça dit quelque chose !

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