‹ Le remplaçant; comédie en trois actesChapitre 12 sur 108 · SCENE IV ANTOINE, VALENTINE · texte numérisé non relu

SCENE IV ANTOINE, VALENTINE

Valentine parait an fond : elle a un iiarapluie à la main. ANTOINE, remontant et ouvrant les bras.

Valentine!...

VALENTINK, s'y précipitant.

Toinon !

ANTOINE

O ma Valentine ! ma Valentine !

Il veut 1 embrasser, mais le parapluie le gène.

O mon Toinon! uimi Toinon!

ANTOINE, la retenant.

Restez encore! ne vous en allez pas!...

VALKXTINE.

Mon parapluie me gène!

ANTOINE

Donnez-le moi!... (eIIo lui donne, la reprenant dans ses bras.) O ma Valentine ! {Kmharrassé par le parapluie.)

C'est qu'il me gène aussi.

VALENTINE

Posez-le dans un coin !

ANTOINE

Oui!... (Regardant le parapluie.) Ail! qUC de SOUVenirS

dans ces baleines^, mon Dieu, que de souvenirs!... (Ouvrant le parapluie.) Je me vois encore sur le siège!...

Une pluie!... (ll passf' derrière le piano, monté sur le tabouret et s'assied sur le haut du jiiano.) Tenez, j'étais

comme ça !

VALENTINE, & asseyant sur le canapé.

Et moi, dans la voiturt^, romme <;a! Je me disais : c'est pour moi qu'il se mouille !

.\NTOINE, le dos tourné.

Et je me mouillais. Mais on est gentilhomme ou on ne l'est pas!

Avouez que j'ai été gentille rue de Miromesnil, au coin de la rue d'Astorg : j'ai ])aissé un peu la glace et j'ai dit : « Vous n'êtes pas trop mal, monsieur? »

ANTOINE, se retournant, jouant la scène.

« Dame! on pouiT;iit rire mieux! »

VALENTINE

« Dans I'iiiti''i'ii'ur, n'i'st-ce pas? »

ANTOINE

« (^li ! oui ! »

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