ACTE PREMIER
VALENTINE^ présentant Glotilde.
Madame Glotilde de Mervillo.
ANTOINE, à part.
Elle est charmante !
GLOTILDE, descendant à gaucho.
Nous sommes chez monsieur.
VALENTINE
Oui, assieds-toi là ; nous allons t'expliquer...
GLOTILDE, s'asseyant à gauche de la table, très intriguée.
Je VOUS en prie, car cnlln,je cherche à comprendre.
VALENTINE, à Antoine.
Voyons, par où commençons-nous ?
ANTOINE
Mon Dieu, nous pourrions peul-ctre commencer par le commencement.
GLOTILDE.
C'est (fue je suis un peu pressée, j'allais chez mon couturier.
ANTOINE, adroite do la table.
Alors, nous ferions mieux de commencer par la fin.
VALENTINE, toujours au-dessus de la table.
Oui. Eh bien, voilà : ma chère, quel est le moyen le plus rapide i^our divorcer ?
GLOTILDE.
Divorcer? Qui ça ?
Moi!
GLOTILDE, avec intérêt.
Allons donc, vraiment?
VALKNTINE.
Ça t'étonne ?
CLOTILDE
Non!...
VALKNTINE.
Ah ! elle connaît mon inari, elle!
GLOTILDE.
Monsieur ne le connaît donc pas ?
ANTOINE, s'assey.-int adroite de la tnhle.
Non !
CLOTILDE, souriant.
Ah ! hah !
VALKNTINE.
Qu'est-ce que tu as?
CLOTILDE
Rien. Mais comme d'habitude c'est un ami du mari...
VALKNTINE.
Ah ! non, nous n'en sommes pas là !... (a Antoine.) N'est-ce pas?... (silence d'Antoine.) Répondez!... Répondez tout de suite !
ANTOINE
Eh Jjien... quelque pénible (pie puisse être un pareil aveu pour un lidimiu'... je dois reconnaître en effet que nous n'en sommes pas là!
VALENTINE, avec satisfaction.
Ah!
ANTOINE
Mais j'ai hâte d'ajouter cpie je le regrette !
CLOTILDE, souriant, toujours incrédule.
Enlin, tout ça n'a guère d'importance... dw moins