ACTE PREMIER
pour moi. Il est bien évident que si tu veux divorcer ce n'est pas pour rentrer au couvent^ n'est-ce pas ? C'est que tu as trouvé mieux !
ANTOINEjSe levant et saluant^ flatté.
Vraiment, madanif... (a part.) Elle a du goût !
Il gagne la droite.
VALKXTINK, descondant au milieu.
Voyons, ma chérie, donne-moi un bon conseil. Toi qui as passé par le divorce, quelle marche fa ut -il suivre?... Enfin que faut-il faire ?
CLOTILDE, se levant et gagnant la gauche.
Une consultation alors ? Sais-tu bien que c'est très délicat, ce que vous me demandez là ?
Glotilde, je t'en prie !
CLOTILDE
Ma chère, il y a là une certaine responsabilité morale !
ANTOINE
Madame, je ne dirai qu'un mot, un seul, mais qui résume bien ma pensée : depuis trois semaines, la tranquillité du vicomte de la Mouillére est troublée par l'expectative d'un bonheur qui se fait bien attendre. En hâtant ce moment de bonheur, c'est la trauijiiillité que vous rendez à im cœur trop plein et qui souffre de ne pouvoir s'épancher. Voilà le seul mot que j'avais à dire.
VALENTINE
Tu ne peux pas résister à une pareille prière.
CLOTILDE
Ça me paraît diffirile ! Alors vous êtes bien déridés tous les deux ?
VALEXTINE, avec force.
Antitino !
ANTOINE, même jeu.
Valentine !
VALENTINE
A la vie !
A la mort... et même au delà!
VALENTINE
Embrassez-moi. mon ami!
ANTOINE
Oh ! oui !
Il veut l'embrasser sur la bouche.
VALENTINE
Sur le front^ mon ami, le Laiser des lianrailles !
ANTOINE, bas.
Nous aurions pu aussi l)!cn nous fiancer à l'étage au-dessous !
Il l'embrasse sur le front.
CLOTILDE, à part.
Ils sont gentils !
VALENTINE
Maintenant parle.
ANTOINE
Nous écoutons.
CLUTILDE.
Asseyez-vous, (on s'assied. Clotildo à franche, Valentine près de Içi lal)le à gaucho, Antoine sur le pouf.) Là I...
Voyons, il faut d'aboi-d une raison, mais une raison sérieuse : ton mari a-l-il entretenu une maîtresse sous le toit conjugal?