‹ Le remplaçant; comédie en trois actesChapitre 28 sur 108 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

si tu as jamais... dans qnoliiiic circonstance do ta vie...

ANTOINE

Eli Licn^ mon ami, la circonstance est arrivée.

HENKI.

Quoi? Je pourrais t'ètre agréable ou utile?

Les deux I Assieds-toi là et écoute-moi. (ii s'assied à

gauche de la table, Henri à droite.) Elle veut divorcer. HENRI, vivement.

Ta dame d'une heure? Ah! mon pauvre vieux!

ANTOINE

Pourquoi me plains-tu?

HENRI

Il ne faut pas te plaindre, ((iaiment.) Veinard, va!

ANTOINE

Elle veut divorcer pour être à moi légalement. Or^ pour divorcer, il faut une raison de premier ordre et le mari n'en offrant ({ue d'un ordre totalement inférieur, sa femme est donc oliligée d'ouvrir le feu. (Faisant le nuiiin.) Ail! je sais ce que tu vas me répondre : nous faire pincer tous les deux.

HENRI

Oh! que tu es bète! Et l'article 298?

ANTOINE, étonné.

Ah! tu connais ça, toi?

HENRI

Oh! tu sais... en province, les jours de pluie... Enfin continue...

ANTOINE

Oui. Il faut donc, pour (pie je puisse épouser Va-

lentine, qu'elle soit prise en flagrant délit avec un antre.

HENRI

Eh bien! si tu trouves jamais quelqu'un pour jouer ce rôle-là!

AXTOIXE.

J'ai trouvé !

HENRI

Aht tant mieux! qui ça?

ANTOINE

Toi!

HENRI

Moi? (se levant.) Tu OS fou I

Il pagne la droite.

ANTOINE

Tu hésites?

HENRI

Je n'hésite pas, je refuse !

ANTOINE, se lovant.

Ah ! Ghantelaur , tu me fais de la peine !

HENRI

Mais réfléchis donc!... C'est insensé, je suis sur le point de me marier...

ANTOINE

Ah! oui! Madame « retourne-toi un instant Antoine. « Eh bien! ça ne peut que la flatter!]

HENRI, ahuri.

Hein ?

ANTOINE

Parfaitement! Car lu iti'nuves, en acceptant, que tu es capaWe d'un dévouement chevaleresque!

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