SCENE II
HENRI,, puis ANTOINE, puis FRANÇOIS.
HENRI, seul, avec envie.
Une femme ! Il attend une femme tous les jours à
une heure!... Ah! ces Parisiens! (se reprenant sévèrement.) Eh! bien, Chantelaur, qu'est-ce que c'est que ça? (Tirant une pliotographie de sa poche et la couvrant de
baisers.) Pardon, Glotilde, pardon!
VOIX d'ANTOINE, à la cantonade.
Gomment, c'est toi-?
HENRI
Arrivé ce matin mêmtM Tu es avec ton coiffeur?
ANTOINE
Oui!... (Passant la tète; elle est couverte de papillotes.)
Gomment va?
HENRI
Très hien! (Regardant la tète ii'Antdine.) Ah! par exemple, qu'est-ce que lu .is l;'i?
ANTOINEj, entrant tout à fait, il a un graml peignoir de toile blanche. Il dosceml à gauche.
Des papillotes. Le petit fer casse les cheveux et les papillotes donnent une ondulation plus naturelle. On a l'air d'avoir des vagues sur la tète !
HENRI, riant.
Possible, mais pour le moment tu as l'air d'une vieille anglaise.
ANTOINE, voxô.
D'une vieille... (poussant un cri de douleur et levant la jambe droite.) Aïel Aïe!
HENRI
Qu'est-ce que tu as ?
ANTOINE
Une crampe ! Aïe! Aïe!... Chaque fois que le temps va changer, v'ian! ça me picote dans le mollet droit.
HENRI, lui apportant la chaise qui est prôs de la cheminée.
Ah! mon pauvre ami! Tiens, assieds-toi!
ANTOINE
Merci!... (s'asseyant.) Et impossiJde de liouger pendant cinq minutes!
FRANÇOIS; entrant.
Faut-il achever monsieur le vicomte ici?
.\NTOINE.
Oui, François, achevez ici la vieille anglaise! (vexo.) Vieille anglaise! Non, mais faites donc des démarches pour un ami...
Pendant les répliques suivantes? François coiffe Antoine.