ACTE DEUXIEME
HENRIj vivement.
Non!... (Avec embarras.) Mais eiifln^ VOUS alliez tous les jours chez lui, à la niùuie heure...
VALENTINE, vivement.
Jouer du piano! Faire de la tapisserie!
HENRI, ahuri.
Hein, jouer du piano? faire de la tapisserie? Eh bien, et lui? Qu'est-ce qu'il faisait pendant ce tempslà, lui?
VALENTINE
Il me regardait, assis sur un pouf.
HENRI
Et il n'a jamais bondi de son pouf?
VALENTINE
Bondi! pourquoi? Ah! oui, la hête!... J'y mettais bon ordre ?
HENRI, se montant.
Ahî non; ah! non!, ah! non!... Je le savais naïf parce que je suis son ami, mais de là à... (Avec élan.) Si j'avais été à sa place!
VALENTINE, froissée.
Monsieur I
HENRI
Oh ! pardon !
VALENTINE, remontant devant la glace et refermant un peu son corsage.
Changeons de conversation, je vous en prie!
HENRI
Oui, madame, vous avez raison, parce que. . . enfin I . . . (Avec une gaité forcée.) Tenez, voulez- VOUS boire un verre
Q't LE REMPLAÇANT
de clmnipagne? (Geste de ref,is de Valenlin:.) A l;i Santé
d'Antoine!... Ah! vous ne pouvez pas refuser!
VALEXTINE.
Puisque c'est à sa santé I
HEXRI.
A la bonne heure !
VALENïrXE.
Mais un doigt seulement!...
HEXRIj à part, enti-e le divan et la talilo et déboucliant
la houteille.
Gomme le corsage, maintenant !
VALENTINE, à part.
Oh! c'est dangereux de feindre un flagrant délit!
Henri a versé deux coupes de Champagne, il en présente une à Valentine.
HENRI
A la santé d'Antoine !
VALENÏIXK, descendant sur la tablo de gauche. .
A sa santé!... (.\près avoir bu gaîmcnt.) C'est j olimeut bon, le Champagne !
C'est gai, ça mousse, ça pique, ça pétille ! (a mi-voix.) C'est le vin de l'amour !...
VALENT! NE
Oh! oui!...
HENRI
■ Non, tenez, c'est malgré moi, mais quand je pense
à Antoine sur son pouf, penilant ({ne vous...
VALENTINE, gaimeut.
C'est drôle^ hein?