‹ Le remplaçant; comédie en trois actesChapitre 68 sur 108 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

VALENTINE, perdant la tôlo.

Taisez-vous I

HEXUI^ la prenant dans seshras.

L'amour, ontends-tu, c'est un vent de folio qui vous grise, l'amour, c'est la force I

VALENTINE, cherchant à se dégager.

Oh! monsieur Martin! monsieur Martin!

HENRI

M.Martin? Ah ! ma foi, tant pis ! Non, pas Martin !... Martin pour le commissaire, Martin pour ton mari, mais pour toi le marquis de Gliantelaur.

VALEXTINE.

Vous?...

HENRI

Oui, le marquis de Chantelaur qui t'aime !

VALENTINE

C'est mal! c'est lùen mal! L'amitié...

HENRI, s asseyant dans le fauteuil et l'attirant à lui.

L'amitié se raisonne, l'amour ne se raisonne pas !... Etpuis, est-ce ma faute à moi, s'il t'a jetée dans mes bras? Est-ce ma faute si j'ai senti ton corps adorable contre le mien?...

VALENÏIXE, cherchant toujours à se dégager.

Mais VOUS me faites perdre la tête!

HEXRI, la pressant de plus en plus.

Eh! Tant pis peur lui, s'il ne te l'a pas fait perdre ! Ah! si je t'avais eue tous les jours chez moi... à ime heure ou à n'importe quelle heure!...

VALEXTINE, s'échappant.

Je me serais sauvée !

Klle court à la porte du fond.

HENRI, se précipitant et lui Ijarrant la route.

J'aurais fermé la porte à clefi

VALENTINEj redescendant à droite.

J'aurais crié!

HEXRI, allant a elle.

Je t'aurais fermé la bouche avec un baiser.

Il la reprend dans ses bras.

VALENTIXE.

Je me serais défendue !

HENRI, avec passion.

Je t'aurais battue !

VALENTINE

Vous m'auriez battue? Vous?

HENRIj la tenant toujours.

Oui! moi!.,.

VALEXTINE, affolée.

]î:ttlue!

HEXRI.

Battue!... Battue!... Battue!

Yalentine anéantie tombe aJns ses bras, il la couvre de baisers.

Page 1