‹ Le remplaçant; comédie en trois actesChapitre 85 sur 108 · SCENE VI DUGLOSEAU, seul, puis SOPHIE, puis ANTOINE · texte numérisé non relu

SCENE VI DUGLOSEAU, seul, puis SOPHIE, puis ANTOINE

DUCLOSEAU.

Pavie!... Elle a coupé là-dedans, elle aussi !

SOPHIE, entrant de gauche, pan coupe.

Monsieur !

DUCLOSEAU.

Eh Lien ?

SOPHIE

C'est le premier monsieur de chez Potin.

DUCLOSEAU, à part.

Enhn !

SOPHIE

Faut-il faire entrer ?

DUCLOSEAU.

Attendez ! (a part, aUant se dissimuler derrière le piano.)

Iln'aurait qu'à vouloir iiler en lu'apcrcevant... (Haut.) Faites entrer.

SOPHIE

Bien, uinusicnr. (a la cautouade.) si monsieur veut

se donner la peine...

ANTOINE, ciitiaiil. Il a les cheveux dôtVisds.

Avec joie! (a. pm-t, ému.) Gliez elle!... Je suis clirz elle !

DUCLOSEAU, à part.

G'e-;t la lêle supplémentaire !

ANTOINE

Alors, ce Jjon M. Ducloseau est })arLi pour Orléans ?

SOPHIE

Oui^ monsieur !

Paisse celte ville b- yarder !

SOPHIE^ sortant par où elle est entrée, à part.

Ça, un employé de chez Potin ? Jamais de la vie !

ANTOINE^ à part, gagnant la droite- Chère Valentine !... Que peut-elle nous vouloir ?... Mon cœur bat !...

A ce moment, Ducloseau se trouve derrière Antoine et lui tape sur l'épaule.

ANTOINE, se retournant.

Valentine !...

DUGLOSEAUj très calme.

Non !

ANTOINE, poussant un cri.

Le mari !

DUCLOSEAU.

Lui-même ! Je crois qu'en voilà une surprise !

ANTOINE, à part.

Oh! la, la, la!

DUCLOSEAU.

Au moment de partir pour Orléan.s, je me suis dit : Voyons, Ducloseau. tu ne peux pas t'en aller comme

|-2t LÀ REMPLAÇANT

ça, sans faire plus ample connaissance... car enfin, je ne vous ai encore vu que dans un divan !

ANTOIXE, à part.

Je suis tombé dans un traquenard.

DUCLOSEAU.

Gomment vous appelez-vous?

ANTOINE, vivement.

Henri Martin!

DUGLOSEAU.

Non^ monsieur^ je sais (|ue vous ne vous appelez pas...

ANTOINE

Gomment le savez-vous ?

DUGLOSEAU.

Ah! vous voyez bien!... Vous venez de vous trahir !

ANTOINE, à part.

Maladroit !

DUGLOSEAU, montrant la photographie qu'il tiro ilc sa

poche.

Vous connaissez cette dame?

ANTOINE, étonné.

Madame de Merville !

DUGLOSEAU.

Très bien!. . Alors, vous êtes M. Henri de Ghan-

telaur.

ANTOINE, ahuri.

Hein?... Moi?... Pourquoi?...

DUGLOSEAU.

Il V a une dédicace !

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