‹ Le remplaçant; comédie en trois actesChapitre 86 sur 108 · ACTE TROISIKME i · texte numérisé non relu

ACTE TROISIKME i

ANTOINE

On rà !

DUCLOSEAUj montrant l'envers de la photographie.

Lu !

ANTOINEj ahuri, lisant la dédicace.

A Henri de Ghantelaur,

DUCLOSEAU.

Voilà ce que c'est, monsieur, que d'aller à un rendez-vous dans un Family-house avec la photographie d'une autre femme dans sa poche.

ANTOINE, à lui-même.

Comment, madame « re tourne-toi un instant, Antoine »... c'était... Et il se figure que...

DUCLOSEAU.

Vous ne niez plus?

ANTOINE, à part.

Autant que j'en profite... (Haut.) Eh bien, non, monsieur, je ne nie plus.

DUCLOSEAU.

A la bonne heure !

ANTOINE

Je suis Henri de Ghantelaur !

DUCLOSEAU.

Eh bien maintenant, voulez-vous me dire ce que vous faisiez dans le divan ?

ANTOINE, très digne.

Monsieur, il m'est impossible de vous répondre !

DUCLOSEAU.

Ail! c'est comme ça? Eh bien, monsieur, je ne vous quitterai pas que vous ne m'ayez dit...

ANTOINE, remontant à droite.

Hein?

DUGLOSEAU, !c suivant.

Non, monsieur, à partir de maintenant je m'attache à vos pas et je a^ous suivrai partout en répétant : Henri de Chantelûur, (]ue faisiez-vous dans ce divan ?

ANTOINE, a part.

Eh bien ! ça va être gai !

Antoine fait le tour de la niallc> redescend par le milieu et passe à droite.

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