‹ Le Rendement de la Machine humaineChapitre 33 sur 41 · TABLEAU VII · texte numérisé non relu

TABLEAU VII

D-D' PARCOURS NRA CHARGE

502 48.460 = 135 45 kgr.

(no 61) y = 1,34 voyages

(no 62) to »

En monocycle

es à ei : 56.140 kgm. — ÿ — 280 gr.

298c, 80 13.430 - (no 64) v = 1,34 ide :

Les 135 voyages du n° 61 équivalent donc au parcours d'une piste de 18 km. 460 m., avec une vitesse de 1 m. 34 et une charge de 45 kg. Or, ce parcours est à peu près celui que réalise le n° 64, dont la dépense est pourtant bien moindre. A la vérité, le rendement n’est pas constant chez tous les sujets, de sorte qu’à l’exemple des autres tableaux ce dernier offre un intérêt exclusivement pratique, et non point une valeur théorique indiscutable.

Ces expériences font ressortir tout ce qu'il y avait de factice et d’incertain dans la méthode de CouLows, exposée plus haut. Elles ajoutent une difficulté de plus à celles qui rendent si délicate la recherche méthodique des facteurs du rendement. Ilen est un, cependant, qui, dans l’étude des machines, s'impose par sa prépondérance : c’est l'aliment ou le combustible. Si l’on en varie la nature, si l’on substitue un aliment à un autre suivant la loi isodynamique de Ruswer, le rendement restera-t-il invariable? La substitution isodyname, si réellement elle entretenait le niveau énergétique, devrait s'exprimer par un rendement constant quand le travail est resté le même.

Or, cela n’a pas lieu dans quelques-unes de nos expérien-

RS

ces, et certains aliments font qu’à travail égal une moindre dépense suffit ; ils élèvent, pour ainsi dire, la qualité de l’énergie, ou, si l’on veut, ils l’épargnent.

5, — Variations du rendement avec la nature de la ration d'entretien,

Au régime habituel de l’Arabe, d’après lequel nous avons déterminé les rendementsP”’et p,nous apportons les modifications suivantes :

a) Couscous. — Le n°78 est en équilibre dynamique avec une ration sans couscous ; son travail, en monocycle, s'élève à 48.290 kgm. Il refait ce travail, pendant 6 jours, en prenant pour son entretien une ration contenant du couscous , mais d’une valeur énergétique totale très sensiblement inférieure. Ainsi :

Avec couscous

638 gr. de couscous .......... —= 1204 c., 65 400 — de pain .…..,.,...,.,,. 0191688 80: — de haricots : …........+ RE NACRE 4 70 — de lentilles........... 01229 200 PDT DUB eee ee 2e C209 1200

60 — de raisins...., RARE

Sans ceuscous

A100gr.de pain, 2,4, — 2666 c., 42 SD =Ede hariCO(S. -.,. 0. LT Cl AD de lentHIest es nee — 993 55 DO ONE Nr AIN — 209 50 60 —"‘dé raisins... == 480 * 00

La ration contenant le couscous économise par conséquent près de 485 calories sur la dépense. L’isodynamie n’explique

ut

donc pas ce rôle de certaines substances que l'alimentation introduit et qui semblent protéger, épargner le budget de l’organisme.

b) Café. — Dans la ration habituelle des n° 81 et 82, nous substituons 30 gr. de café torréfié et infusé à une quantité isodyname de pain (1). La ration d’entretien, pour un travail de52.147 kgm., était respectivement :

D AT CT: CPS OOJIC-

Elle devient :

DA et 3.593

D'où une économie de 139 cal. et 246 cal.

c) Thé. — C’est la boisson préférée du Marocain. Les n°

83, 84 et 85 prirent 5 gr. de thé, dans leur ration, en substitution isodyname, et tout en faisant un même travail. L’économie fut respectivement de :

12017200 15160256 et 10107259

d) Poivron rouge. — Tous les ouvriers dont j’ai examiné la nourriture sont habitués à écraser quelques poivrons très piquants dans le ragoût; ces fruits coloniaux (Capsicum annuum) sont à l’état sec. — Le n° 79 consomme quatre poivrons par ration etil gagne, sur la dépense ordinaire, 298 c. 46. Or, la valeur énergétique du Capsicum serait, dans ces conditions, de 21 cal. environ (analyse de Balland). — Le no 80 se met au même régime, seulement il ajoute les 4 poivrons à sa ration, sans rien enretrancher. Au bout de 5 jours de travail, son poids augmente, en moyenne, de 400 gr.: autrement dit, la ration donnée devient surabondante.

e) N° 77 (voir planche IX).— Ce dernier sujet nous a servi à desexpériences assezcomplexes et de conséquences variées.

(1) Cette infusion, les Arabes l'aiment très consistante, presque pâteuse: le

sucre ordinaire de la ration qu'ils trempent dans l'huile, ils l'emploient alors à sucrer cette infusion.

La base OR ai Elite A \

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