TOME II
trop passionnée qu'irrita l'excès du malheur. Agobar , au-dessus de l'humaine intelligence , est un de ces inconcevalDles génies qui commandent l'admiration, et cependant qui ne peuvent marcher dans la vie qu'à travers de violens orages ; qui ne s'offrent resplendissans à la terre que pour éclairer les désastres ; et qui ne fondent des monumens que pour s'ensevelir sous des ruines. Honte et mépris à qui se permet de juger légèrement ces hommes qui <, du milieu de leurs contemporains , s'élèvent ainsi avec l'ascendant d'une organisation sublime pour imposer aux siècles leurs noms!... 11 en est si peu chez les peuples qui doivent compter parmi les temps — Ah! presque toujours les belles actions des mortels, de môme que leurs actes blâmables, sont en proportion avec les facultés de leur être; aux grands hommes les grandes fautes j en eux rien ne saurait être qu'extrême. Dans leurs erreurs plus à plaindre quh condamner, les giganles-